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quand la femelle est arrivée à mi-terme. Le ramollissement du col, qui commence par l'arrière et qui se prolonge vers la cavité utérine, est un signe qui ne permet guère d'erreurs sur le diagnostic de la gestation. Cet organe a alors, selon la comparaison de Bonnaire, une consistance de figue mûre. Ces phénomènes se prononcent de plus en plus, et, vers la fin de la gestation, le col ne forme plus qu’un léger bourrelet en anneau, séparant la cavité utérine de la cavité vagir 1le.
Chez la vache, on rencontre, lors de la gestation, la cavité du col remplie par une sorte de bouchon muqueux, formé par une matière gélatineuse, épaisse et très collante. Ce bouchon muqueux sert également de base au diagnostic de la gestation. Mais on ne doit pas, à notre avis, attacher une trop grande importance à son absence, alors que sa présence implique fatalement une gestation. En effet, ayant eu l’occasion d’examiner le col de trente-deux vaches pleines, nous avons constaté l’absence de bouchon vaginal chez trois d’entre elles, qui, cependant, mirent bas de cinq à six mois après cette exploration.
La muqueuse devient plus épaisse, plus molle, plus vascularisée. Ses éléments fibreux prolifèrent et ses follicules prennent une extension considérable.
Pendant la gestation, la musculeuse a une coloration rouge. Elle est formée d’éléments du tissu conjonctif et par un nombre considérable de fibres musculaires lisses ayant des caractères différents de ceux que montrent les fibres de l’utérus normal.
Elles augmentent de volume en devenant dix fois
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plus: longues et six fois plus larges. Elles augmentemt de nombre pendant les; six premiers mois ; elles perdent leur coloration grise et deviennent rouges. Elles subissent une modification de structure et prennent un aspect gramulé rappelant la striation transversale des muscles à contraction rapide, Les fibres lisses dérivent des cellules mésodermiques. Dans l'utérus gravide ces fibres s’hypertrophient et il s’en développe de toute pièce, aux dépens d'éléments mésodermiques jusqu'alors indifférents (Kôlliker) : la cellule mésodermique: s’allonge, et le protoplasme élabore une écorce de fibrilles contractiles ; il ne se forme pas de membrane enveloppe. Les fibres cçellules contractiles acquièrent un développement très notable. Leur noyau s’arrondit et devient vésiculeux. La séparation entre les éléments musculaires lisses et les cellules fusiformes du tissu conjonctif est alors difficile à établir.
Irrigation
A) Artères. — Les artères qui vont se ramifier au voisinage du col de l'utérus proviennent d’un SYStème d’anastomoses assez complexe. On peut distinguer dans ce système anastomotique des vaisseaux issus des branches descendantes de l’artère utérine, d’autres des branches ascendantes de l'artère vaginale et des ramifications provenant de l’artère vésicale inférieure.
SA AE A ee ; L’artère utérine prend son origine soit sur l'aorte,
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entre Filiaque interne et liliaque externe, soit, le plus souvent, sur l'origine de l’iliaque interne, par un tronc commun avec l’artère ombilicale.
L’artère vaginale prend naissance sur la honteuse interne, issue elle-même de l’iliaque interne.
L’artère vésicale inférieure provient de l'artère ombilicale.
Le sang artériel qui se distribue au col de Futérus est donc fourni en totalité par l’iliaque interne.
Les rameaux artériels qui se distribuent à la région du col de Putérus ont des dispositions qui varient avec les espèces envisagées, et, dans une même espèce, avec les individus. Les quelques recherches que nous avons faites sur leur disposition et leur nombre nous ont montré que les variations sont trop considérables pour que l’on puisse en donner une description type. Ce sont surtout les variations portant sur l’origine des vaisseaux qui sont importantes. Nous avons rencontré des rameaux artériels qui provenaient de l’artère utérine, d’autres de Fartère vaginale, d’autres enfin de Fartère vésicale inférieure. On pourrait done envisager trois types : le type utérin, le type vaginal et le type vésical. Ce sont surtout les deux premiers qui sont les plus importants et ce sont eux que l’on rencontre le plus souvent. Mais il reste bien entendu que souvent on tombe sur des animaux dont la disposition artérielle ne permet pas de les classer dans un de ces types, ou dans ile type courant de leur espèce.
Dans lle type utérin, on peut citer la jument. En effet, chez cette femelle, la grande majorité des cas