‹ Contribution à l'étude du craniotabesChapitre 14 sur 25 · RES PAU NÉ RES · texte numérisé non relu

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QT ter à trouvé 136 pas notablement altérés, 135 malades ef présentant des usures et parmi ceux-ci 57 portant des perforations. ; |

Parrot conclut que les phénomènes locaux et généraux attribués aux craniotabes sont des manifestations de la syphilis héréditaire. x

D’autres auteurs, sans être exclusifs comme Parrot, ont prétendu que le craniotabes est souvent lié à la syphilis. ; :

En Angleterre, Morgan, Leev, Barlow ont montré que le craniotabes est rare dans le rachitisme pur et par contre, se rencontre souvent dans la syphilis congénitale.

Carpenter, sur 100 cas de craniotabes, en attribue 7h à la syphilis héréditaire. On peut dire, dit-il, que 5o p. 100 des cas de syphilis héréditaire sont accompagnés de craniotabes. Je suis convaincu que la cause principale du rachitisme réside dans une mauvaise alimentation, mais je crois que, fréquemmbnt, la syphilis agit comme cause prédisposante. »

Eve prétend que le ramollissement des os ou crâne est toujours d’origine syphilitique.

Hochsinger de Vienne a trouvé chez 69 enfants hérédosyphilitiques, 64 cas de rachitisme. Parmi ces derniers,

27 avaient de la craniomalacie. Il en conclut que cette dernière affection est fréquente dans la syphilis héréditaire.

La plupart des auteurs n’admettent plus l'opinion de Parrot, qui est manifestement trop exclusive. Cependant certains sont tombés dans l'excès inverse, en prétendant que la syphilis et le craniotabes n’ont aucun 7 rapport. |

C'est ainsi que le veut Paley dans sa thèse, en 1892.

D’après lui, le craniotabés est une affection banale de la première enfance, qui n’est en aucune façon, liée à la syphilis héréditaire. Il a observé de nombreux cas de crâniotabes chez des enfants qui ne présentent aucun stigmate de spécificité el inversement, il possède 4 observations d'enfants atteints de syphilis héréditaire et qui n’ont point de craniotabes. Ê

La manière de voir de Paley est également Fop exclusive ; il est indiscutable que dans de nombreux cas, da syphilis héréditaire est seule responsable dans la production du craniotabes. Nous l'avons constaté nous même dans plusieurs de nos observations. D'autre part, nous avons vu dans d’autres cas que la craniomalacie n’a aucune relation avec la syphilis.

La plupart des auteurs tendent à admettre actuelle- .ment, que la syphilis coexiste le ‘plus souvent avec le craniolabes, mais n’en est pas toujours la seule cause.

Comby conclut ainsi :.« le craniotabes n’est pæs d’essence ou de nature syphilitique, il n’a rien de spécifique, il peut résulter de la syphilis comme il résulte quelquefois d’une autre maladie : diarrhée prolongée, d’une bronchopneümonie, non pas directement, mais par suite d’une perturbation nutritive, importée dans lorganisme infantile par l'intervention de ces maladies.

Le professeur Hutinel, dans son « traité des maladies de l'enfance » dit que : dans la syphilis héréditaire on peut constater sur les os du crâne, des altérations d’ordre inflammatoire, entrainant des ulcérations plus ou moins profondes de Jos, pouvant aboutir à la perforation et amenant le ramollissement particulier des os connu sous le nom de craniotæbes. Plus loin, dans l’article « rachitisme » il s'exprime ainsi : sans doute, la plupart des enfants qui sont atteints de craniotabes sont des rachiti-

ques. De même nous avons vu des nourrissons cachectiques, athrepsiques, dont le crariotabes était indiscutable. Le professeur Hutinel pense que le craniotabes peut er rencontrer chez les hérédo-syphilitiques et chez les enfants

rachitiques ne présentant aucune spécificité. a :

Marfan, dans sa « pathogénie du rachitisme », dit que : «si de voûte dw crâne est presque toujours touchée dans les forîhes très précoces, c’est sans doute parce que, dans les premières semaines de la vie, l’ossification et, partant, l’activité de la moëlle y sont plus intenses que partout ailleurs. On s'explique ainsi pourquoi ces formes très précoces sont souvent liées à la syphilis héréditaire ; c'est parce que, dans les premières semaines de la vie, il n’y a guère d’ infections ou d’intoxications chroniques /que celles qui ont été transmises par les parents et parmi celles-là, la sy philis est la plus fréquente. » :

. Dans toutes nos observations, nous avons essayé : dépister la syphilis, pour nous rendre compte de la responsabilité de cette affection dans la production du craniotabes. Nous avons pratiqué chaque fois la réaction de Wassertnann chez les parents et l'enfant, réaction à laquelle nous accordons une grande valeur, lorsqu'elle est corroborée par des antécédents spécifiques : hérédi. taires, collatéraux ou personnels. Se

Nous avons observé que dix fois sur quatorze cas, nos petits malades étaient entachés de syphilis, soit dans 71.42 p. 100 des cas. l ;

- Nos chservations confirment donc l'opinion du pro-. esseur Marfan.

Diagnostic . Évolution = Pronostic

Le ramollissement des os de la voùüte du crâne, n’attire guère l'attention et passerait inaperçu, s’il n'était pas systématiquement recherché par un examen méthodique ; car aucun signe fonctionnel ne peut le faire soupçonner.

On le rencontre aussi bien chez les enfants d'apparence saine, que chez les débiles et les cachectiques.

Si on déprime légèrement les parties malades, elles s'enfoncent aisément, mais reviennent à leur position première dès que la pression cesse, donnant au doigt la sensation d'une membrane de celluloïd. La fontanelle postérieure et les fontanelles\ latérales, ou de Gasser, peuvent induire en erreur. Pour éviter de les confondre avec des plaques de ramollissement, il suffit de connaître leur’ siège. La recherche du craniotabes n'est nullement

douloureuse. |

Gette affection est une manifestation précoce du rachifisme. Si elle est bien traitée, elle peut en rester là et guérir sans complication ; les pertes de substance se comblent et les os redeviennent durs et résistants ; mais si Ja lésion évolue; les déformations rachitiques peuvent se poursuivre du côté du squelette : les bosses frontales et pariélales deviennent proéminentes et on peut voir appa-

raître un léger gonflement de l'extrémité antérieure des

côtes et des épiphyses des os longs. Lorsque la lésion est

guérie, il est impossible d’en | reconnaître les traces. Nous avons vu qu'Elsaesser en fait une affection grave,

dont le pronostic doit être réservé. D'après lui, la lésion

cs

se complique fr équenment de convulsions et se termine par la mort. rs

Les accidents Re observés par Elsaesser, tiennent sans nul doute, à d’autres causes plus graves que le craniotabes.Ils sont, croyons-nous, le résultat des mêmes toxi-infections qui produisent le ramollissement des (OR) du crâne ; d'autre part, les convulsions sont rares au cours de cette affection, -

Lœderer et Spengler ont prétendu qu'il existait des liens étroits entre le craniotabes et le spasme de Ja glotte. La plupart des auteurs, ne lui attribuent qu’une part secondaire dans la D an de ces accidents graves. Nous n'avons nous- -même, jamais observé de Jaryngo- Spasme chez nos petits! ‘malades,

Le cr aniotabes est une altération osseuse, due aux infections et aux intoxications chroniques. C'est une lésion bénigne, qui évolue d’elle- -même vers la guérison. Elle s’observe rarement chez le nourrisson après le 12° mois

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Traitement - Prophyiaxie

La première indication consiste à dépister la cause du craniotabes et à la combattre. Il faut toujours songer à la syphilis héréditaire, même en cas de doute, instituer le traitement spécifique et régler en même temps les têtées où les biberons. Nous employons habituellement les frietions à la pommade mercurielle, ou bien la liqueur de Van Swieten à prendre dans les biberons ou dans un peu de lait de la mère si l'enfant est au sein. Les lésions ne tardent pas alors à évoluer rapidement vers la guérison.

Dans d’autres cas, le craniotabes est consécutif à des toxi-infections digestives, dues plus particulièrement à l'allaitement artificiel mal dirigé et au sevrage prématuré.

L'idéal serait alors de persuader aux mères qu’elles doivent donner le sein à leur enfant. Ce serait la meilleure prophylaxie et le seul traitement du craniotabes et partant des autres manifestations rachitiques., Malheureusement, le plus souvent la mère est obligée d'abandonner son intérieur, pour {ravailler loin de chez elle. Les pouponnières et les erêches rendent alors de grands services, en donnant à l'enfant les soins dont il a besoin : mais elles ne doivent pas perdre de vue l'allaitement au sein de la mère.

I nous semble qu'il y a mieux à faire ; il faudrait encourager l'allaitement maternel, en distribuant des secours aux femmes qui nourrissent ;: ou en léur donnant un travail qui leur permette en même temps d’allaiter leur enfant. Quelques essais ont été faits dans ce sens, nous ne saurions trop les encourager,

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