RME VIS ETES
Nous avons vu, dans le courant de notre travail, que Parrot ne voit dans la production du craniotabes, qu'une manifestation de la syphilis héréditaire précoce, D’après
1, les os, altérés par la syphilis, sont usés dans ie décubitus, par l’action de la pesanteur du cerveau, qui com-
prime l'occiput et les pariétaux. Il ajoute que, : « les
N ie A 5 3e parties basses du crâne sont soumises très directement
x L . FRE: : FN à l’expansion cérébrale, due au sang qui pénètre dans le
cerveau à chaque systole et le crâne est usé par le cer-
veau, comme toute autre partie du squelette serait usée par une poche anévrysmale. »
Parrot se base pour affirmer sa théorie sur l’anatomie
pathologique ét sur la coïncidence du craniotabes et de
la syphilis héréditaire. Lorsqu'on fait, dit-il, l'inventaire d'une série considérable de crânes, on voit que tous ceux qui sont atteints de perforations, proviennent d'enfants atteints de syphilis héréditaire. Je m'empresse d'ajouter
que cette maladie ne les produit pas d’une manière cons-
tante et à toutes les périodes de son évolution ; car on ne les trouve pas chez les sujets très jeunes ; on peut
dire qu’elles sont caractéristiques de la période rachi-
tique ;: les crânes qui les portent sont, en effet, d’une légèreté remarquable, poreux, laissant passer le jour à travers la paroïiet parfois d’une fragilité si grande, qu'on n'ose les toucher. »
Sur un total de 271 crânes syphilitiques, l’auteur en