Lecq et Rivière, Op. cit
ges où il mellrait en réserve de grandes quantités de nourriture^ (jui permettraient au lr()U[)eau de venir estiver sur ces tei'res. A la saison des pluies, tous les animaux de réserve et toutes les mères, (jue l'on aui-ait fait sailliipar des reproducteurs de choix, retourncM'aient dans le sud; ou ne conserverait dans le domaine que les bêtes destinées à la vente, qui seraient, après engi-ais, vendues sur place ou expédiées en France. Le seul point délicat consiste dans le choix d'un associé indigène intelligent et consciencieux.
L'Administration fait tous ses efforts pour améliorer la production des animaux indigènes.
Le gouverneur généi-al a, en effet, décidé la création (1) de commissions locales, ayant pour mission de vulgariser les pratiques les mieux appropriées aux régions oii vivent les troupeaux des nomades et de faire comprendre notamment l'utilité :
1° de la castration ;
2° du choix raisonné des reproducteurs ; 3° d'une tonte intelligemment effectuée.
4° enfin, de la nécessité de laisser aux agneaux, pendant les premières semaines tout au moins, le lait de leurs mères.
Mais les troupeaux transhumanlsneformentpasla totalité de la population ovitie de l'Algérie. M. Gouput estime qu'il existe 3.983.163 moutons en territoire civil et 2.740.789 eu territoire militaire : la plus grande partie des troupeaux est donc « dans les parties du Tell et des (( Hauts-Plateaux, où le climat, la nourriture, leurs con- (( dilions d'existence même, permettent d'en poursuivre