‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 35 sur 117 · Lcroy-licaulicu, l Alyérie li la Tuiiisii · texte numérisé non relu

Lcroy-licaulicu, l Alyérie li la Tuiiisii

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çaise de 56 el 49 millions d'hectolitres en 1877 et 1878 anx chiffres de 2() et 30 millions d'hectolitres en 1879 et 1880 (1), Celte diminiilion lui le poiiil de dé[)arl de la création du vignoble al^cirien : la crise avait en effet pour double conséquence d'ouvrir de nouveaux débouchés à l'Algérie et de priver de ressources un certain nombre de viticulteurs français. Ce double fait explique la progressior] rapide du vignoble algérien. La pi'oduction, de 432.000 hect. en 1880, sélevait à 967.000 hect. en 1885, et dépassait 2.000.000 d'hect. en 1890. Du 1" janvier 1879 au 31 décembre 1899, l'étendue du vignoble algérien a passé de 20.000 hectares à 138.497 hectares, soit une augmentation de près de 119.000 hectares en 21 ans. Le tableau cjui suit permet de se rendre compte du développement considérable du vignoble algérien, qui se poursuivait sans relâche, malgré les crises qui se produisirent à diverses reprises. C'est ainsi qu'en 1886, une pétition adressée au gouverneur général (2) par le comice agricole et industriel de Souk-Ahras représentait coinme très précaire la situation des propriétaires de vignes de la région, affirmant qu'ils devaient au moins 6 millions de francs aux banquiers. (Voir tableau page suivante).

Une seconde crise devait d'ailleurs se produire vers 1892. La passion de la vigne avait entraîné des propriétaires à des plantations trop vastes et trop peu préparées ; des sociétés financières avaient planté des espaces énormes : de 1880 à 1890, la superficie du vignoble avait passé de 23.000 à 110.000 hectares. Aussi la crise de 1892 produisit-elle un léger ralentissement, mais le

1. V. Edmond Tliéry, La situation économùjue et financière de l'Algérie, licon. Européen. 1902, n"' 55o à 552.

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