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1. D'après Lt'ti|. llvl", Uaslido ol Hauf^uii, Les i)r()(iu<li()ns nffricolex de l'Algérie.
mouvetnent ascensionnel reprend bientôt ponr aboutir à la crise (le 1000-1902.
Malgré tontes ces traverses, la grande séduction reste la vigne : « (k;tte plante, dit Leroy-Beanlieu, comme le « jus (ju'on en tire, a le don (réchauffer les cerveaux, de « mettre les esprils en bonne humeur et de leur faire (( entrevoir Tavenir sous les couleurs les plus rianles ». L'apparition du phylloxéra en Algérie, survenue vers • 1883, n'avait ralenti que momentanément l'ardeur des colons.
La loi de 1883, prescrivant le traitement dit « d'extinction B fut immédiatement appliquée et donna, partout où elle fut rigoureusement observée, d'excellenis résultats. Le département d'Alger est même resté indemne entre ceux d'Oran et de Constantine, contaminés l'un et l'autre. Sur divers points, la reconstitution par plants américains a été entreprise, arrêtée cependant ces derniers temps par la mévente des vins, comme le constate le rapport de M. Mares sur le service du phylloxéra (1). « Il en « résultera d'ici peu, dit-il, dans la sui'face productive « du vignoble algérien, un déficit considérable que rien « ne viendra combler. »
11 est bien certain que la vigne a été pour la colonisation une aide efficace et puissante, qui l'a fait prospérer en quelques années plus qu'elle ne l'avait fait pendant les 50 années qui avaient précédé.
Pour les années 1897 et 1898, sur une exportation agricole totale de 230 et 2 19 millions, les vins représentaient, 136 et 117 millions.
La production algérienne a atteint, en 1900, 5.444.000 hect. et 5.563 000 hect. en 1901.