I. Rapporl sur l'e.vercicr 1899-1 900, déparlement d'Oran
nératrice ; c'est dans ce sens que les sociétés ont également fait ti(;s efforts en vue de Tintroiluction de semences sélectionnées : mais cette question est intimement liée à celle des silos.
Il n'est pas contestable qu'il y ait au point de vue agricole, un sérieux i-ésullat, (|ue M. Maufice Colin exposait dtuisun article lécenl (I) : au début delà canqjagne 1900- 1901, l'administraleur de la commune mixte de Mascai'a, ayant l'éuni les indigènes, leur exposait l'avantage du labour [)erfeclionné et ajoutait (jue la Société de prévoyance consentirait des pièts en argent aux cultivateurs indigènes désireux d'en faii-e l'expérience. 359 crédits de cette [lature furent ouverts à rautomne, et trois quintaux d'orge [)ai" chai'rue fuient avancés sur les réserves en nature : rem()loi de ces charrues permit d'augmenter de 5.000 hectares la superlicie des terres cultivées dans les communes. D'auli'e pai't le rendement des récoltes donna par hectai'e une plus-value d<> ()0 kg. [)Our le blé et de 130 kg. pour l'orge. Au début de la campagne suivante (1901-1902) la Société reçut 875 (lem;uKl(>s nouvelles. Le rendement par hectare accusa iiu(> plusvalue de 150 kg. de blé et de 3 (piiiil;inx d'()rg(\ ^oit vu moyenne un béiiélice de plus de 30 Ir sni- le pioduil des années préctîdentes. 11 y a là la preuve tangible d une action ('conomicpie. sans parler de l'aclKin morale.
Si l'on chei'che à dégagtM' les coiisé(pienci's des indications (jui viennent d'èliu» données sur \o i-ôle des si.cieli's indigènes, il sen)ble cpie l'on puisse ;ult)plei' les conclusions suivantes :
I. Maurice Colin, Ij'ivurre dr ht Frniirr en Aliirrlr, .lournal di Débats, 6 mars \c)o7).
Ptiilippar 16
1° Nécessité de conserver ;uix sociétés indigènes leur car'jictère particulier et exclusivement agricole, avec tnaintien des réserves en nature, de façon à leur assurer la syin[)athie de l'indigène, et l'action indispensable en cas de famine ;
2° Nécessité d'augmenter progressivement leur actif, mais par les seuls prélèvements effectués sur les l'écoltes pendant les années fructueuses, de façon à étendre l'action des sociétés, et accroître ainsi l'efficacité de la lutte contre l'usure, tout au nn.ins par la concurrence du taux ;
3° Nécessité d'obtenir chez les administratiuiis des sociétés une connaissance de plus en plus approfondie des sociétaires, de façon à permettre une distribution de plus en plus impartiale et justifiée, tant des secours que des crédits.