‹ Contribution à l'étude du crédit agricole en AlgérieChapitre 84 sur 117 · id., ibid · texte numérisé non relu

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pour \v pauvre, qui crnprunlera bien moins que le premier. Suivant M. van VOIIenlioven, il faudrait que la cotisation comprît deux élémenls : l'un fixe et très faible, imposant toute chariuK^ labourée ; le second, faible, mais progressif, et proportionnel à l'importance du prêt consenti.

3" Au point de vue de l'amélioration de l'outillage. -- On a vu que le perfectionnement de l'outillage du cultivateur indigène était la première phase vers un mode d'exploitation plus rémunérateur : c'est un des points sur lesquels s'est porté l'attention des sociétés, qui ont eu à ce point de vue un effet à la fois moral et matériel : « La déléga- « tion financière des indigènes, avait, dans sa session « de 1899, émis le vœu que les sociétés de prévoyance « fussent autorisées à prêter des charrues auxagriculleurs « pauvres. Les sociétés, qui doivent favoriser l'amélio- « l'ation de l'outillage agricole, n'ont pas négligé cette « partie de leur mission. Elles ont, dans l'arrondissement « de Mascara, facilité par leurs prêts l'acquisition de « 492 charrues françaises aiiisi que les attelages néces- « saires pour leur fraction » (I). Les rapports de l'année suivante constatent la continuation du mouvement, en ajoutant que la question de traction est la cause principalequi empêche Futilisation des charrues perfectionnées. Aussi les sociétés ont-elle fait des études sur « la possibi- « lité de mettre à la disposition des sociétaires des <( bœufs tie labour, tout comme on leur facilite actuelle- (( ment l'acquisition des charrues ». On voit comment Topération de crédit peut entraîner l'influence morale et déterminer révolution vers une exploitation plus rému-

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