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L'animal est sacrifié le 22 juin au matin, dans ‘la crainte
qu’il ne meure inopinément et pour pouvoir pratiquer l’exa-
men histologique des organes.
A ce moment il a perdu exactement la moilié de son poids;
pourtant malgré sa maigreur, il n’est pas parvenu à cet état
de cachexie où était parvenu notre animal n° 1V. Il se tient
encore debout, marche, s’alimente ; dans les vingt-quatre heu-
res qui ont immédiatement précédé le moment où on l’a
sacrifié, il à encore ingéré 225 grammes de viande et il ne
semblait pas impossible qu’il pût encore vivre une semaine,
si on l’eût épargné. Or, telle qu'elle est, la survie par elle- |
même est déjà très intéressante ; elle atteint qualre-vingt-dix Jours.
L'observation montre que, pendant tout ce temps, la glycosurie n’a jamais fait défaut. Une seule fois il n’existait dans l’urine que des traces de sucre ; les autres fois, la glycosurie oscille autour de 20 grammes dans les vingt-quatre heures, s’élevant parfois bien au-dessus (43 gr., 44 gr.) au début, alors qué l’animal possède encore des réserves de graisse et glycogène. |
La polyphagie, la polydypsie, la polyurie n’existent pas ; animal ne consomme bien souvent pas la quantité de viande
et d’eau qu’on lui offre. Nous avons vu que notre animal IV
était au contraire polyphagique, polyurique et polydypsique
à l'extrême; il faut donc admettre que ce sont là des symp-
‘tômes accessoires ; en tout cas il est impossible de considérer
leur absence à la facon de Sandmeyer, Schultz et Zuelzer comme caractérisant le diabète par ablation totale et leur présence comme l'apanage des diabètes par ablation partielle
du pancréas.
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La courbe de poids est également intéressante à considé-
rer. De même que dans les diabètes humains même les plus
graves, il existe des périodes d'équilibre et même d’engrais-
sement relatif, arrêtant un instant l’évolution de la maladie,
de même, chez l’animal dont il s’agit, nous voyons, comme nous l’avons déjà noté chez le chien n° IV, des périodes assez
longues où la courbe de poids reste en plateau ou même
s'élève légèrement. C’est ainsi que pesant 6 kilogrammes le 9 avril, notre chien pèse le 14 avril 6 kgr. 300 et le 17 avril de nouveau 6 kilogrammes ; une semaine s’est donc passée sans amaigrissement. Du 27 mai au 13 juin, soit pendant une période de dix-huit jours, la courbe de poids oscille autour de 4 kgr. 25) sans abaissement.
L’analyse des graisses fécales montre à M. Henri Labbé chez cet animal une grosse diminution dans le pouvoir d’assimilation des graisses, mais avec dédoublement en acides gras et en savon presque normal.
Enfin l’acétonurie et la diacéturie se sont montrées incons-
tantes et en général de faible intensité.
AurTopsie. — L'animal fut sacrifié le 22 juin par intoxication
chloroformique massive. Les organes ont été immédiatement
fixés par le sublimé ou l’acide osmique (liquide de Lindsay).
CONSTATATION MACROSCOPIQUE. — La portion de pancréas volontairement respectée, attenante au duodénum, # facilement isolable et n’a contracté avec les organes voisins que de faibles adhérences. Elle est de consistance normale; le
canal de Wirsung est perméable jusqu’à l'intestin.
Ce fragment séparé du tissu conjonctif qui l’entoure pèse
2 gr. 8, représentant environ le 1/7° du pancréas. Il mesure