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d'origine rénale, l’état général resterait relativement bon et ne sesait pas aggravé par cette sensation d'angoisse viscéraie qu’accusent les malades dont l'intestin est réellement bouché (Quenu). Le plus souvent, il y a calme abdominal complet. Les vomissements fécaloïdes manquent. En interrogeant soigneusement le malade, on s’apercevra que la douleur due à la crise d’hydronéphrose a précédé les phénomènes occlusifs.
On observe beaucoup plus rarement la compression de ja veine cave inférieure, se traduisant par de l’œdème des membres inférieurs et du varicocèle ; celle du cholédoque aboutissant à un ictère par rétention, des cas de névralgie sciatique. Enfin, Solemi et Lautard ont signalé des accouchements dystociques dus à des reins fortement ptosés.
JV. DIAGNOSTIC CHEZ LES SUJETS CONSULTANT POUR TROUBLES NERVEUX ET TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX.
Les troubles nerveux. — Ce sont les accidents de la neurasthénie. Le malade se plaint d’un état de dépression morale et physique, de la difficulté de fixer son attention et d'associer ses idées, de la perte de mémoire, de céphalée, d’insomnie, de la tendance aux obsessions. .
Souvent, d’ailleurs, cette constitution « psychasténique » est antérieure au rein mobile.
Les troubles gastro-intestinaux. — Le malade présente fréquemment le syndrome de la dyspepsie atonique; on note de la constipation opiniâtre, de l’entéro-colite muco-membraneuse, de l’aérophagie et de l’aérocolie, de l’entéroptose.
On conçoit que chez ces sujets le diagnostic de ptose rénale ne puisse se poser qu'après un examen approfondi. Et d’ailleurs. la découverte d’un rein ptosé ne doit pas expliquer tous les symptômes, En général, le rein mobile est dans ce cas la manifestation locale d’une maladie générale qui consiste dans un
Dee trouble de nutrition des systèmes fibreux musculaires et nerveux et dont les manifestations se répandent, se dispersent de divers côtés dans l'organisme.
Souvent d’ailleurs troubles nerveux et troubles gastro-intestinaux accompagnent les troubles précédemment décrits.
Signaions enfin l'existence de ptoses rénales latentes, et il faudra bien se garder d'attirer l'attention de la maladé sur cette affection, et l'existence de formes excessivement graves, heureusement très rares. Le diagnostic est alors difficile à faire, car rapporter tous les troubles présentés à une seule et même cause est presque impossible. Ce sont, en général, des sujets très cachectisés et très amaigris.
En résumé, un interrogatoire précis et une bonne palpation doivent, dans la majorité des cas, nous permettre de faire le diagnostic de ptose rénale et nous assurer qu'en présence de malades présentant une néphroptose les troubles constatés relevent bien de cette affection. Malgré tout, pour avoir une image nette et exacte de la position du rein, ainsi que des déformations pyélo-uretérales qui laccompagnent, une exploration radiologique de l'arbre urinaire est indispensable, et parmi toutes Îles méthodes d'exploration, une s’est imposée ces dernières années, c’est l’uretéro-pyélographie rétrograde.
Les examens suivants seront pratiqués :
— Examen des urines, totales et séparées.
— Radiographie simple de Pappareil urinaire.
— Urographie intra-veineuse avec 4 clichés en position couchée à 5”, 15°, 25° et 35’, puis un cliché en position debout.
— Une uretéro-pyélographie rétrograde en position couchée, puis debout, au cours de laquelle sera fait un examen cÿs-
toscopique.
- Une pyéloscopie,