‹ Contribution à l'étude du diagnostic de la ptose rénaleChapitre 12 sur 24 · RO · texte numérisé non relu

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Un kyste de l'ovaire. — Un kyste da la rate ou une rate mobile du côté gauche. — Une tumeur du mésentère. — C’est souvent la réductibilité complète de la tumeur dans la région lombaire qui permettra d’écarter toutes ces causes d’erreurs.

I ne faut pas non plus prendre pour un rein ptosé un rein augmenté de volume, comme dans le cancer du rein. La palpation montre alors une masse volumineuse, dure, lobulée. Nous avons généralement des. hématuries et un varicocèle symptomatique.

Association des troubles douloureux à la tumeur.

Il est de toute évidence que dans ce cas le diagnostic est facilité.

Nous interrogeons donc soigneusement les malades chez lesquels on croit sentir un rein, et nous examinerons par une bonne palpation les malades présentant les douleurs, soit continues, soit paroxystiques décrites précédemment. Un bon interrogatoire, une palpation méthodique et précise doivent mettre sur la voie du diagnostic.

IT. DIAGNOSTIC CHEZ LES SUJETS CONSULTANT POUR TROUBLES DIVERS. LES COMPLICATIONS DE LA PTOSE RÉNALE.

À côté des sujets venant consulter pour des douleurs lombaires, continues où paroxystiques, où pour une tumeur, nombreux sont ceux qui arrivent porteurs d’une ou de plusieurs complications de la ptose rénale, chez qui un interrogatoire précis et une palpation minutieuse rapporteront les troubles à leur véritable cause.

L'hydronéphrose.

Nous serons bref sur cette complication, car elle se manifeste, tantôt sous forme de crises d’hydronéphrose aiguës, tan-

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tôt sous forme d’une tumeur, et nous avons déjà parlé de ces deux éventualités. |

On a beaucoup discuté pour savoir si ces hydronéphroses étaient d'origine mécanique, congénitale ou dynamique. L’opinion actuelle est que le facteur dynamique joue un très grand rôle dans la production de ces hydronéphroses, car souvent l’obstacle mécanique est trop minime pour expliquer les dilatations consécutives en amont de cet obstacle.

L'infection.

C’est la principale complication, la plus fréquente et celle qui a le plus funeste retentissement sur l’avenir des malades atteints de ptose rénale, Le microbe le plus souvent en cause est le colibacille. Celui-ci pullule dans l'intestin des femmes constipées et passe dans le sang à la faveur de minimes ulcérations de la muqueuse intestinale. Le fonctionnement du rein est-il partait, les microbes sont éliminés et il Y aura simplement bactériurie. Au contraire, y a-t-il rétention urinaire au niveau du bassinet, le colibacile trouve là un excellent milieu de culture et va provoquer toute une série de complications.

Signalons que, souvent, l'infection, loin d’être la conséquence du rein mobile, peut en être la cause. L’observation IV, empruntée à la thèse du Docteur Henry Duvergey en fait la preuve. Il y a d’abord eu infection, puis dilatations pyélo-uretérales d’origine dynamique, rétention et ptose.

Il sera d’ailleurs souvent difficile de savoir si linfection à précédé la ptose, ou, au contraire, si la chute du rein a provoqué les phénomènes infectieux.

Quand, par l’interrogatoire, nous apprendrons qu’à un moment donné le malade a présenté une crise douloureuse lombaire caractéristique, où des douleurs lombaires continues, et que, postérieurement à ces phénomènes douloureux sont apparues de petites poussées fébriles avec urines troubles et douleurs vésicales, alors nous pourrons conclure à une ptose rénale pri-

Berthelot. D)

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mitive. Mais souvent le tableau symptomatique n’est pas si net, et troubles algiques et troubles infectieux se mélangent.

Nous verrons alors des malades présentant

Des douleurs vésicales, de la pollakiurie diurne ou nocturne, des urines troubles, de petites hématuries, et nous dirons cystite. Notons cependant que les cystalgies, parfois si rebelles, peuvent ne pas découler d’une inflammation vésicale, mais être d’origine réflexe, que la pollakiurie, si elle est surtout diurne, et que la pyurie, si elle est très abondante, peuvent venir d’une infection pyélique.

Une pyurie légère, rebelle à tous les traitements, à mettre sur le compte d’une infection chronique des cavités pyélo-uretérales.

Des accès francs de pyélonéphrite, avec grosses poussées fébriles, des douleurs lombaires, de la pyurie abondante. A la paipation, les points rénaux et uretéraux, sont très douloureux.

Enfin, nous pourrons assister à la formation d’une pyonéphrose, avec pyurie abondante, intermittente, nécessitant une néphrectomie.

Il faut également classer dans les complications infectieuses les phénomènes de périnéphrite, de périuretéro-pyélite qui, en bloquant le rein par la formation d’adhérences, en fixant une coudure ureterale, aggravent singulièrement le pronostic de l'affection.

Les hématuries.

Elles sont observées dans le rein mobile. Cantiniaux, sur 112 malades porteurs de ptose rénale, ne trouve que 4 hématuriques. Albarran rapporte 7 observations d’hématurie avec rein mobile. À part le cas où ces hématuries sont dues à l’infection, leur pathogénie a été et est toujours très discutée. Pour certains, elles sont dues à une hyperpression bassinétale au cours de la crise d’hydronéphrose intermittente. Pour d’autres. elles sont le résultat d’une congestion rénale passive, due à la torsion des vaisseaux. Pour d’autres enfin, ce sont des « hémorragies a vacuo » résultant d’une brusque décompression.

Les troubles de la fonction rénale.

Il est admis par la plupart des auteurs qu'à elle seule, la ptose rénale ne crée pas d'insuffisance rénale. Mais si cette affection se complique d'infection, on peut avoir une néphrite unilatérale, qui pourra ne se traduire que par de l’albumine dans les urines. Cette albuminurie revêtira parfois la forme orthostatique, mais elle sera à mettre sur le compte d’une infection atténuée de la glande. Pour Hilbert et Chiling (cités par Papin), 10 % des cas de rein mobile se compliquent d’albuminurie qui, pour ces auteurs, serait une albuminerie transsudative, à la suite de troubles circulatoires. A la longue, on pourra avoir une sclérose interstitielle avec dilatation kystique de certains tubes contournés, sclérose qui provoquera lhypertension.

Enfin, nous pouvons avoir affaire à une véritable crise de coliques néphrétiques, — Heitz Boyer a attiré l’attention sur ce qu’il appelle le « rôle lithogène » du syndrome entéro-rénal, au Congrès de Vittel en 1931. La stase urinaire due à la ptose rénale favorise l'infection, laquelle aboutit à la formation de calculs au niveau du bassinet.

A une tuberculose ou à un cancer du rein, se greffant sur une ptose rénale.

A de l'appendicite chronique, qui existe souvent en même temps que le rein mobile. Pour Edebohls, le rein déplace :e duodénum et la tête du pancréas, comprimant ainsi la veine mésentérique supérieure, d’où gêne dans la circulation sanguine de l’appendice. Cette explication nous paraît peu plausible. Le rein flottant coexiste souvent avec des troubles intestinaux atonie, entéro-colite, entéro-ptose, qui peuvent expliquer à eux seuls l’appendicite chronique.

A une occlusion intestinale. — On a un tableau symptomatologique complet, et paraissant cliniquement organique, de locclusion qui résulte en réalité de réflexes partis d’un rein, Dès 1887, Desnos publie deux observations d’étranglement intestinal nerveux au cours de la colique néphrétique. Dans liléus

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