OBSERVATION JI
(in thèse MONET).
Troubles d’origine infectieuse. Douleur Secondaire.
Le B... Antoine, 29 ans, garçon de restaurant, entre le 7 mars 1938 dans le service du professeur Duvergey.
Début de l'affection vers 1930 avec pollakiurie, brûlures à la miction et urines troubles. À ce moment, traitement médical; les troubles s’atténuent. Le malade exerce alors une profession pénible (navigateur à la Compagnie Sud-Atlantique à Bordeaux). A ce moment apparaissent des douleurs rénales plus marquées dans la station verticale. Nouveau traitement médical, nouvelle rémission. Les troubles ayant repris, le malade se présente à la consultation du Tondu.
À l'entrée : assez bon état général. Tendance hypocondriaque.
Mictions fréquentes. Oligurie. Urines troubles.
À la palpation, on sent le rein droit. Les points rénaux et urétéraux sont sensibles.
B.-W. négatif. Urée sanguine : O gr. 30.
Examen des urines : Aspect louche, réaction normale. Pas d’éléments anormaux.
Examen cyto-bactériologique des urines séparées
Rein droit : quelques cellules épithéliales. Rares germes à type cofi.
Rein gauche : même formule.
Urétéro-pyélographie ascendante montre un bassinet droit, dilaté et ptosé jusqu’au niveau de L4. Uretère flexueux avec deux coudures angulaires à la hauteur de l’aileron sacré et dilatation marquée entre les deux.
OBSERVATION III (Inédite).
Hématurie d'origine colibacillaire.
Amélie L..., 31 ans, ménagère, entre le 15 août 1938.
Depuis trois ans, six mois après un accouchement, la malade remarque que ses urines sont sanglantes. Un examen d’urines alors pratiqué montre de très nombreux colibacilles. Les hématuries persistent et la malade est envoyée à l’hôpital de Périgueux. On trouve du pus dans les urines. Le diagnostic de tuberculose rénale est porté et la néphrectomie est décidée, mais la veille de l'opération, les urines se clarifient. Pendant cinq mois, aucune hématurie. À l’entrée dans le service du professeur Duvergey, les hématuries ont repris depuis quinze jours L'état général est bon.
Antécédents : 4 grossesses.
À l’examen, on ne note rien.
Examen cyto-bactériologique des urines
Rein droit : hématies, rares polynucléaires, nombreux coli.
Urines totales : hématies, rares globules, pus, coli.
Rein gauche : kématies, polynucléaires Pas de coli.
Urée sanguine : O gr. 18.
L’urètéro-pyélographie rétrograde montre un bassinet droit dilaté et ptosé au niveau de Ia. troisième lombaire en position debout, L’uretère est flexueux et dilaté,
OBSERVATION IV (Empruntée à la thèse du Docteur Henry DUVERGEY).
Ch... (Jeanne), 47 ans, marchande entre à l’hôpital du Tondu dans le service d’urologie, pour des douleurs lombaires à prédominance gauche et pour des phénomènes de cystite.
Antécédents personnels. —— Pleurésie à 18 ans. La malade se plaint de douleurs lombaires exagérées au moment des règles depuis environ douze ans.
ER
Histoire de la maladie. — Dès le mois de juillet, la malade commence à perdre l’appétit au point de ne pouvoir absorber qu’une nourriture liquide, bouillon et tisanes ; son état général s’altère rapidement.
La première crise douloureuse apparaît le 17 août 1936 pour se terminer le 22; cette crise fut caractérisée par des douleurs atroces au niveau des régions lombaires, mais surtout marquées à gauche. Son médecin fait le diagnostic de tumeur de la fosse iliaque gauche et fait rentrer la malade au centre anticancéreux le 27 août 1936.
L'examen clinique est négatif, le diagnostic n’est donc pas confirmé. Cependant, à cause des troubles urinaires, une urographie intra-veineuse est faite le 5 septembre; elle montre : à droite, un rein légèrement ptosé, présentant une dilatation pyélique importante ; l’uretère du même côté est dilaté dans toute son étendue et décrit des sinuosités; du côté gauche, l’arbre urinaire est presque sain; l’uretère est cependant plus gros que normalement et visible sur tout son parcours.
Sur les conseils du professeur Wangermez, la malade est transéatée dans le service d’urologie le 19 septembre 1936. Pendant ce mois d'août, ellle prétend avoir eu des envies fréquentes d’uriner, cinq à six fois par nuit, des douleurs à la fin de la miction et des urines très chargées, laissant un dépôt blanchâtre incrustant le fond du vase. Elle nous dit aussi avoir été réglée trois fois dans le mois d'août, les 3, 16 et 28. L'examen clinique à son entrée est négatif.
Le 22 septembre, on pratique une analyse cyto-bactériologique des urines totales, qui donne ces résultats : rares leucocytes, rares cellules épithéliales, nombreux colibacilles, nombreux staphylocoques.
Une cystoscopie est faite deux jours après : la vessie présente des lésions discrètes de cystite; le cathétérisme des uretères est facile ; il n’existe aucune rétention; l’urine des deux reins ne ren-
ferme aucun germe.
Le jour même, le traitement par le sérum de porc est commencé à raison de 30 cc. par jour pendant vingt-cinq jours,
Dès les premiers jours, on constate une reprise de l'appétit et une disparition des douleurs.
Les urines s’éclaircissent et doublent de volume. Dans les examens d’urine faits le 5 octobre, il y a encore quelques colibacilles; dans celui du 26 octobre, les colibacilles ont disparu et sont remplacés Par des staphylocoques; enfin, dans celui du 14 novembre, il n’y a plus de microbes.
Trois autres radios (urographie intraveineuse) sont prises successivement le 7 actobre, le 17 octobre et le 17 novembre ; elles montrent l'amélioration progressive de la dilatation pyélo-uretérale et la disparition complète de la rétention pyélique droite. De plus, le rein droit qui était légèrement descendu a repris sa place normale à mesure que s’est amélioré l’état du bassinet et de l’uretère droit, car la radiographie du 17 novembre a été la seule prise en position verticale.
La malade sort guérie de l’hôpital, le 25 novembre 1936, où elle est restée plus de deux mois.
OBSERVATION V (in thèse MONEY).
Pyélonéphrite aiguë.
Madeleine C.., 19 ans, domestique, entre le 12 mars 1938.
En octobre 1937, violentes Crises douloureuses au niveau des deux reins. En même temps pyurie, mauvais état général (fièvre à 40°, vomissements). Peu à peu ces troubles s’amendent.
En janvier 1938, troubles analogues avec en plus hématuries, pollakiurie, brûlures à la miction. À l’hôpital de Mont-de-Marsan, on pratiqüe un traitement médical qui améliore la malade.
Opérée appendicite en 1936. Abondantes pertes blanches depuis longtemps. Malade excessivement nerveuse.
Bon état général, bon facies. Endolorissement bilatéral de la région lombaire. À la palpation, points rénaux et uretéraux dou- Joureux.
B.-W. négatif. Dans les urines, sang et albumine. Dans les urines séparées, des deux côtés nombreuses hématies et cellules épithéliales. Urée sanguine : O gr. 30.
L’urographie intraveineuse montre le 11 avril en position debout
À droite : une ptose accentuée du rein. Bassinet légèrement dilaté et situé entre L7 et L4. À son origine, l’uretère forme une double angulation.
A gauche : bassinet beaucoup plus dilaté, mais moins ptosé.
OBSERVATION VI (in thèse MONET).
Douleur continue et crises douloureuses aiguës.
Mre Angèle D.…., 26 ans, sans profession, entre au service Île 20 avril 1938, souffrant depuis plusieurs mois de crises douloureuses au niveau du rein droit. Sur un fond de douleur presque continue apparaissent des crises extrêmement violentes nécessitant un repos complet. Pendant ces crises, les urines diminuent de quantité et on note une légère pollakiurie.
À l’entrée, état général bon.
À l’examen des régions lombaires, on ne note absolument rien.
Examen des urines totales et séparées : rien d’anormal : ni pus ni microbes. Urée sanguine : O gr. 20. B.-W. négatif.
L’uretéro-pyélographie rétrograde montre en position debout un bassinet droit légèrement hydronéphrotique avec un calice supérieur dilaté, et légèrement ptosé. L’uretère est sinueux et présente
une certaine dilatation au niveau de l’aileron sacré.
OBSERVATION VII (in thèse MONET).
Crises douloureuses. Troubles vésicaux réflexes.
Me Marie P.. 32 ans, sans profession, entrée au service le 19 mars 1938 pour douleurs rénales. La malade raconte qu’elle