‹ Contribution à l'étude du diagnostic de la ptose rénaleChapitre 20 sur 24 · LT AIS · texte numérisé non relu

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trouvent dans limpossibilité, dans certains cas tout au moins, de produire un obstacle mécanique ».

Ces dilatations d'ordre dynamique, dans la ptose rénale, peuvent reconnaître une origine inflammatoire et précéder cette ptose. L'observation, que nous nous permettons de rapporter, montre clairement l’origine infectieuse des accidents constatés. Il y a d’abord eu infection, puis dilatations uretérales, rétention et ptose.

On peut avoir des dilatations d’origine génitale chez la femme. Dans sa dernière portion, l’uretère chemine dans la base du ligament large ou partie inférieure du paramètre qui est la zone des périmétrites, des phlegmons, des abcès périutérins. Cette affection pelvienne peut retentir provisoirement sur l’uretère. Mais, obéissant en cela aux grandes lois de l’inflammation, les parois de l’uretère, lorsqu'elles ont été enflammées pendant longtemps, deviennent scléreuses, et ainsi vont se constituer les rétrécissements larges ou étroits du canal uretéral.

Rétrécissements : Etudiant le rein mobile au moyen de luretéro-pyélographie rétrogade, Chevassu a été frappé de voir la fréquence des altérations de l’image uretérale, non seulement au niveau de la zone juxta-rénale, mais plus bas, particulièrement dans la région pelvienne. L'expression habituelle de ces altérations est : Rétrécissement de luretère pelvien, fuseau lombo-sacré, siphon sous-rénal dû à une certaine mobilité uretérale à cet endroit, dilatation pyélique. Maïs il importait de remarquer que ce rétrécissement, à l’origine en somme des altérations notées, est secondaire à une dilatation de luretère. Les modifications uretérales dues à ces rétrécissements inflammatoires ont été très bien étudiées dans la thèse de Simone Pénicauil (Partis 19355).

D) Modifications subies par ces organes en passant de la position horizontale à la position verticale.

Cette uretéro-pyélographie en position verticale est nécessaire pour le diagnostic du rein mobile. Actuellement tous les auteurs

sont d'accord sur la nécessité de pratiquer cette pyélographie en position verticale et Marion la considère comme résumant toutes les indications opératoires de la néphropexie.

En effet le rein peut fréquemment apparaître en position sensiblement normale lorsque le malade est couché. Et cependant si le cliché est pris debout, une forte coudure uretérale apparaît et le rein est netteinent abaïssé.

Elle pourra Seulement accentuer une déformation qui était en horizontale déjà visible, mais qui y semblait anodine, alors que la verticale en montrera la gravité réelle.

Elle nous permettra de voir si nous sommes en présence d’un rein ptosé mobile où d’un rein ptosé fixé dans un bloc fibreux considérable de péri-uretéro-néphrite.

Dans ce cas de rein descendu fixé elle nous permettra de faire le diagnostic entre l’ectopie rénale et la néphroptose. Dans le premier cas, le passage de la position horizontale à la position tangage tête montre une légère ascension du rein, tandis qu’un rein ptosé et immobilisé reste en général immuable.

Elle nous permettra de voir, au cours des clichés faits en série, la fixité des déformations pyélo-uretérales, en particulier des coudures uretérales

La pyéloscopie.

C'est l'examen radiographique du bassinet, rendu visible par injection de liquide opaque. Elle se propose d’étudier les variations morphologiques et pathologiques des voies excrétrices. Le bassinet est en effet un organe contractile et l’urine sécrétée parcourt les voies excrétrices non sous l’action de la pesanteur, mais sous l'action d’une fonction motrice assurée par un système neuro-musculaire. C’est la pyéloscopie qui a permis de constater qu'il y a rarement arrêt de la substance opaque au niveau de la coudure uretérale et que la rétention se fait dans le bassinet. La ptose agit donc en provoquant une paralysie, une inertie pyélique, et on pourra tirer de ce fait des indications opératoires utiles,

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Nous dirons enfin quelques mots d’une méthode couramment employée à l'étranger, mais qui ne trouve pas en France la faveur des spécialistes : La chromo-cystoscopie.

La chromo-cystoscopie.

La chromo-cystoscopie est une épreuve, que l’on ne voit citer que très rarement en France dans les traités d’urologie et dans les communications des sociétés savantes. Elle n’est pour ainsi dire pas employée.

C'est une épreuve d’élimination rénale, au même titre que épreuve de la phénol-sulfone-phtaléine ; mais tandis que l’élimination colorée de cette dernière est précisée par un dosage exact, la chromo-cystoscopie utilise un colorant opaque dont l'élimination est surveillée par un examen cystoscopique.

La substance employée est l’indigo carmin, et on utilise la voie intra-veineuse. Le produit est présenté en ampoules stérilisées de 5 cc. L’injection est absolument indolore et ne donne lieu à aucun incident. L’élimination colorée apparaît vers la 3° minute; la coloration est de plus en plus accentuée, atteint son maximum vers la 8 minute, persiste jusque près de la 20» minute, et décroît alors pour disparaître aux environs de la 25° minute.

Les éjaculations uretérales colorées doivent être étudiées dans leurs différents caractères : moment d'apparition, intensité de la coloration, forme, force, direction, durée et rythme des éjaculations. Le moment d’apparition, lintensité de la coloration, ainsi que la durée de l’élimination nous font apprécier l’état de la fonction rénale. Les autres caractères nous renseignent sur l’état de la fonction pyélo-uretérale. Et c’est précisément cette fonction qui, dans la ptose rénale, est souvent, pour ne pas dire

toujours, troublée, On notera le plus souvent :

— Une plus longue durée des éjaculations uretérales. Norma-

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lement, celle-ci dure de 2 à 3 secondes. Dans le rein ptosé, on notera souvent des éjaculations durant 5 et 6 secondes.

— Une plus longue durée des périodes intervaltaires : normalement, en { minute on a 2 éjaculations. Là, il y aura souvent une éjaculation toutes les 2 ou 3 minutes seulement.

— Enfin, le jet serà moins vigoureux.

Au point de vue physiologique, ces caractères correspondent à une certaine hypotonicité uretérale, hypotonicité que l’uretéropyélographie rétrograde et surtout la pyéloscopie mettaient déjà en évidence.

Il est évident que la chromo-cystoscopie à l’indigo carmin ne nous renseigne que très imparfaitement sur le fonctionnement uretéral. Mais sa simplicité la rend infiniment précieuse en clinique. Quand cela ne serait que pour mettre en évidence un orifice uretéral difficile à voir à la cystoscopie.

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