RÉSULTATS
L’uretéro-pyélographie rétrograde nous donnera des renseignements sur :
— La position du rein.
— L'état de l’uretère et du bassinet.
— Les modifications subies par ces organes en passant de la position horizontale à la position verticale.
A) La position du rein.
Le rein est abaissé plus où moins. A l’état normal, le bassinet répond à la partie inférieure de la 1" dorsale, à la 1"* lombaire et à la partie supérieure de ja seconde. Dans le rein mobile, le bassinet répond aux deux premières lombaires ; il peut être entièrement sous-costal ; dans les cas plus accentués, il descend le long des 3° et 4° —ombaires, atteint la crête iliaque et peut même la dépasser. Dans ce mouvement d’abaissement le bassinet n’est pas toujours basculé, comme le disent les classiques. Il garde parfois son attitude normale verticale ou à peine oblique en bas et en-dedans. Cependant il existe des cas où cet axe est nettement oblique en bas et en-dedans.
B) L'état du bassinet.
Le bassinet est rarement tout à fait normal et on peut trouver soit une hydronéphose plus où moins volumineuse, soit une légère augmentation de sa capacité, Le bombement de la paroi supéro-interne de cet organe, qui devient convexe alors que normalement elle est rectiligne, serait pour Marion un excellent signe de début d’hydronéphrose. Ce n'est que secondairement que l’hydronéphrose provoquera la distension de la paroi inférieure du bassinet.
C) L'état de l’uretère.
Cet organe peut présenter des modifications de trajet et de calibre.
Modifications de trajet. — Nous ne parlerons pas ici de toutes les anomalies congénitales de l’uretère.
Quand le rein s’abaisse, il est normal que l’uretère se coude. Nous pourrons trouver
-- Un uretère long et flexueux sans coudure véritable.
et 40 —
Un uretère trop court descendant directement du bassinet à la vessie, et on pourra alors se demander si cette anomalie est primitive et congénitale ou si elle est secondaire à une rétraction.
— Un uretère présentant une ou plusieurs coudures brusques. Souvent cette coudure siège au niveau du pôle intérieur du rein. Elle est alors due, la plupart du temps, à un vaisseau anormal qui « cravate » J'uretère à cet endroit. Ce vaisseau marque quelquefois son empreinte sur les clichés uretéro-pyélographiques sous forme d’une raie plus ou moins blanche indiquant une zone de moindre remplissage de la substance opaque. Parfois cette coudure siège plus où moins bas sur l’uretère et si, sur des clichés pris en série, cette coudure est fixe et immuable, elle est sûrement due à une bride cellulaire ou vasculaire, une péricolite qui immobilisent l’uretère en position défectueuse.
Modifications de calibre. — On peut avoir des dilatations de l'arbre pyélo-uretéral ou des retrécissements.
Les dilatations : 1° Nous pouvons nous trouver en présence de dilatations plus ou moins localisées. Il est logique de penser qu’un obstacle siégeant par exemple à la partie supérieure de l'uretère s’opposera dans une certaine mesure à lécoulement normal de l’urine, entraînera une stase en amont, stase qui sera à l’origine de dilatations sus-stricturales. Or, ces dilatations localisées à la partie supérieure de Parbre pyélo-uretéral, sont rares. 2° En général, les dilatations siègent sur toute la hauteur de l’uretère et particulièrement au niveau de l’uretère pelvien. Ces dilatations siégeant donc à distance de la coudure uretérale « du vaisseau anormal, ne peuvent être expliquées que par une action réflexe d'ordre dynamique ». C'est toute la théorie dynamique des dilatations pyélo-uretérales qui devrait être exposée ici, et nous renvoyons pour ce à la thèse du Docteur Henry Duvergey (Bordeaux, 1937). Disons simplement que « les calculs, la ptose rénale, les artères anormales, sont autant d’épines irritatives capables de troubler le dynamisme pyélo-uretéral, mais qui se