HISTORIQUE
Les déplacements et la mobilité anormale des reins avaient déjà été notés sur le cadavre par Mesnié en 1561 et par Riolan en 1649. Baillie pour la première fois, en 1825, signale son existence sur le vivant, mais c’est Rayer qui attira surtout lattention sur cette anomalie et considéra la mobilité du rein comme un « état morbide peu étudié et beaucoup plus fréquent qu’on ne croit ». En 1859, Fritz en publie 35 observations et l’histoire clinique du rein mobile s’édifie peu à peu grâce aux travaux de Diehl, Becquet, Lancereaux, Guyon, Le Dantec, Glénard, Albarran et Legueu, en France; Landeau, Kuttner, Israël, en Allemagne; Newmann et Morris, en Angleterre; Delitzine, en Russie. La première intervention pour rein mobile fut faite à Berlin, sous forme de néphrectomie en 1878. En 1881, Hahn fit la première néphropexie. Aujourd’hui la radiographie et mieux encore l’uretéro-pyélographie rétrograde, due à Chevassu, ont apporté les nouveaux documents si précieux dans létude du rein mobile.