‹ Contribution à l'étude du diagnostic des chloroses frustesChapitre 15 sur 39 · AA SEE · texte numérisé non relu

AA SEE

Pour préparer B, C, D, E, nous avons citraté du sang humain, et nous avons obtenu par repos de 24 heures, la séparation en plasma et globuies. Nous remarquerons que le liquide D se rapproche de la composition, en volume et en poids, du sang circulant dans les vaisseaux.

Avec une pression d'origine faible (20 cm) nous avons obtenu un souffle avec À et B, tandis qu'avec les autres liquides aucun souffle n'apparaissait quel que fût le rétrécissement pratiqué sur le tuyau de caoutchouc.

Avec une pression de 30 cm. le souffle très net avec l’eau et avec B, prend une tonalité très basse avec C, et il faut un rétrécissement très prononcé, moins cependant encore qu'avec D qui donne très difficilement un souffle, tandis que E n’en donne aucun.

Avec une pression de 40, À, B, C, D, donnent facilement un souffle. Nous remarquons cependant, qu'avec D le souffle apparaît lorsque la vis est serrée de 8 tours et est à son maximuin au 11° tour. E ne donne aucun souffle.

Enfin, avec une hauteur de chute de 50 cm, l’eau et le plasma pur soufflent très facilement, plus facilement et plus fortement qu'à 4o cm. Mais il n'en est pas de même avec des liquides moins fluides tels que C, D, pour lesquels le souffle a plus de difficultés à apparaître. Avec D, il faut 12 tours de vis pour avoir un souffle nettement perceptible. Avec

E, aucun souffle.

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De ces expériences nous conclurons

a) Plus un plasma est chargé de globules, plus sa difficulté de souffler est grande ; b) Pour un plasma donné, il y a une hauteur de chute optima a |

c) Le liquide se rapprochant du sang circulant, souffle au maximum à 4o cm, mais on doit établir sur le parcours qu’il suit un rétrécissement marqué, que le clinicien devra rechercher par tâtonnement, comme nous l'avons montré au chapitre II, à propos de la technique de recherche des souffies.

Nous n'oublierons pas, pour finir cette exposition, une petite expérience qui a paru nous expliquer pourquoi il fallait tendre l’aponévrose cervicale dans la recherche des souffles jugulaires : avec un même liquide, avec une même pression, un même retrécissement du tuyau, le souffle apparaît plus nettement si on exerce une tension sur le tuyau de caoutchouc que si on le laisse dans son état d'élasticité normal.

De l’ensemble de nos expériences, nous concluons que l'apparition d’un souffle au niveau d’un vaisseau est soumise à de nombreuses conditions dont les principales sont les suivantes : création d'une veine fluide au moyen d'un rétrécissement convenablement provoqué au niveau du foyer d’auscultation ; pression, vitesse, viscosité et composi-

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tion globulaire et chimique suffisantes et bien déterminées du liquide circulant.

Ajoutons à ces constatations qu'il faut, en clinique, une technique d’auscultation bien réglée, des sujets à parois cervicales peu épaisses, peu musclées, et nous comprendrons à la fois et les difficultés et les variations d'observation des souffles jugulaires, aussi bien chez l'individu normal que chez le malade. Ces expériences et ces constatations nous amènent donc à nous demander quelle est la valeur séméiologique des souffles jugulaires en clinique.

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