‹ Contribution à l'étude du diagnostic des chloroses frustesChapitre 14 sur 39 · PR |: BE · texte numérisé non relu

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tuyau de caoutchouc au moyen de la vis micrométrique.

Au quatorzième tour de vis du microscope dont nous nous sommes servis, le liquide ne passe plus dans le tuyau Tr qui se trouve fermé, aplati au maximum.

Nous avons mesuré avec un pied à coulisses de précision, les diamètres successifs (extérieurs) des tuyaux Tr ou T2 que nous écrasions, et nous avons constaté que le degré d’écrasement était sensiblement proportionnel au nombre de tours de la vis micrométrique. Si à effleurement, .au départ, le diamètre intérieur du tuyau est de 4 m/m, à sept tours (c’est-à-dire à moitié course) de la vis micromttrique, la section intérieure du tuyau de caoutchouc n’a plus que 2 millimètres de hauteur.

Les appareils I et II ne diffèrent de l'appareil III qu'en ce qui concerne le pavillon d’auscultation et le mode de fixation du stéthoscope au tube du mi- Croscope.

EXPÉRIENCES. — Dans la première série de nos expériences, nous avons employé de l’eau, une solution d'albumine à 20 pour 300 (à peu près la teneur en albumine du sang 80/1000) et du sang total citraté.

1) Rôle de la pression. — Nous avons élevé successivement l'entonnoir d’origine à 45 cm et 55 cm audessus du plan d’auscultation. Avec l'un quelconque des trois liquides cités plus haut, si nous élevons

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l’entonnoir à 55 cm., le souffle apparaît avec un écrasement du tuyau plus marqué qu'avec une hauteur de 45 cm., à 30 cm. le souffle est moins perceptible. 45 cm. est donc une pression optima.

2) Rôle de l’écrasement. — La perception du souffle est maxima lorsqu'on a imprimé 8 tours à la vis micrométrique, c'est-à-dire lorsque la section du tuyau est moitié moindre de ce qu'elle était au début. |

3) Rôle du diamètre du tube. — (Tr 4 m/m de section, T2, 6 m/m). — Il y a un décalage dans l'apparition du souffle en faveur de Tr, l'écrasement de T2 ne se produisant que pour des pressions du stéthoscope plus marquées que pour Tr.

A) Rôle du liquide circulant. — L'eau et l'albuminé donnent un souffle plus net, plus fort que le sang total ; il faut produire un écrasement plus marqué du tuyau pour le sang total que pour l'eau ou la solution d’albumine.

5) Rôle des rétrécissements en amont, en aval du point d’auscultation.

Si on produit un rétrécissement marqué du tuyau après le point d'auscultation, la vitesse d'écoulement diminue et le souffle n'apparaît jamais, quelle que soit la pression qu'on fait exercer au stéthoscope. e

Si un rétrécissement semblable se trouve placé en amont du point d'auscultation, le souffle appa-

rail, bien que la vitesse d'écoulement soit diminuée, mais il faut de très fortes pressions du stéthoscope : nous expliquons ce fait par l'apparition d’une veine fluide à la sortie du rétrécissement, c’est-à-dire au niveau du point d'auscultation.

6) Rôle de la viscosité et de la densité physique du liquide.

Avec l’eau, le sang total, une solution d’albumine à 20/300, des solutions de sérums peu sucrés (10-15- 20 pour 300), de l'essence de thérébentine, on produit des souffles dont l'intensité varie avec la pression et l'écrasement.

Avec du lait, des solutions de sérums hypersucrées (250 pour 300) on obtient moins facilement les souffles.

Avec l'huile, la glycérine, on n'obtient jamais de souffles (avec les pressions indiquées plus haut, se rapprochant des conditions physiologiques de la circulation).

CoxcLusions. — De ces expériences, on conclut que, pour produire un souffle, il faut :

a) un liquide fluide, mobile, peu visqueux ;

b) une vitesse d'écoulement suffisante, mais peu marquée ;

c) une pression optima du stéthoscope ;

d) un certain diamètre du vaisseau (ce qui fait présumer les variations d'apparition du souffle avec les variations anatomiques d'un sujet à

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l’autre, même chez des individus présentant les autres signes physiques ou fonctionnels d’une chlorose ou d’une anémie).

e) Il semble, d’après les résultats obtenus en produisant un rétrécissement du tuyau en aval du point d’auscultation, que l'insuffisance des valvules de la jugulaire devrait jouer un rôle favorable dans la production des souffles, puisqu'un obstacle à ce niveau diminuerait l'intensité du souffle et retarderait son apparition. Bien que n'éliminant pas complètement le rôle de cette insuffisance valvulaire, nous nous rappellerons cependant que cette insuffisance ne se produit que dans 10 cas sur 80 (expérience de Grüber, de Terchini, reprises par Poirier).

f) L'influence de la densité du liquide est éliminée des causes de production des souffles.

Dans une autre série d'expériences, nous avons comparé les résultats obtenus d’une part avec l’eau, d'autre part, avec des plasmas sanguins chargés d’une plus ou moins grande quantité de globules.

Voici les liquides dont nous nous sommes servis el que nous désignerons par des lettres, pour la commodité de l'exposition :

Liquide À : eau pure.

» B : plasma pur (200 cc).

» CG : plasma 150, globules 5o.

pe 4 RD plasma 100, globules 100.

» E : plasma o, globules 200.

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