‹ Contribution à l'étude du diagnostic des chloroses frustesChapitre 19 sur 39 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Léonie L..., r9 ans, domestique, vient consulter le 7 avril 1923, pour des pertes blanches tachant le linge ; douleurs à la miction, sensation de cuisson continuelle à la vulve. Formée à 15 ans, elle a toujours eu des menstrues régulières, peu abondantes, durant 3 jours. Bon appétit et bonnes digestions. Muqueuses bien colorées. Hémoglobine 90 %. Globules rouges 4.800.000. Valeur globulaire 0,84. Soumise au traitement ferrugineux pendant deux mois, elle n’a pas vu disparaître son souffle jugulaire net aux deux temps, sans renforcement, à timbre grave, la tête étant en extension complète et en rotation du côté opposé au côté ausculté

Chez Ia femme âgée ou chez l'homme, par contre, nous n'avons jamais observé de souffle jugulaire en dehors de tout état anémique : le peu d’élasticité des tissus, l'élévation de la tension veineuse en sont l'explication la plus probable.

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LES SOUFFLES DANS LES ANÉMIES. -— Ici, au contraire, les souffles jugulaires sont, peut-on dire, d'observation courante. Mais il serait erroné de croire qu'il existe un rapport entre l'apparition de ces souffles et le degré d'anémie.

Tout d'abord il y a des anémies où les souffies sont excessivement rares : les anémies cancéreuses par exemple ; d'autres où les souffles sont rarement perceptibles : les anémies brightiques par exemple. Voici une observation typique de ce dernier fait

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