OBSERVATION XIII
Mlle M... Yvonne, âgée de 19 ans, écorneuse, vient consulter le 15 mai 1923, pour un gros genou douloureux revêtant l'aspect clinique d’une arthrite gonococci- . que. Réglée à 13 ans, la malade a des menstrues irrégülières, avec des retards de 10 jours, présente des grosses pertes jaunes sales, tachant le linge, depuis un mois.
A l'examen : malade pâle, fatiguée, avec moustache chlorotique, conjonctives et gencives décolorées ; maux de tête fréquents. Langue sabburale.
Souffle jugulaire à timbre de bruit de moustique, à renforcement diastolique, surtout marqué si l'on tend fortement l’aponévrose en tournant la tête du côté oppo-
sé, disparaissant en position couchée. Pas de souffle oculaire.
Globules ques, 3.620.000 ; Use 6.500. Hémoglobine 80 %. V. G.
Hospitalisée de ee mois pour son mine la malade voit son état général s'améliorer, mais le souffle persiste en position verticale. |
Si le souffle jugulaire est un symptôme variable dans les chloro-anémies, c’est un signe beaucoup plus constant dans les chloroses frustes, comme nous allons le voir.