XX° OBSERVATION
MM. SOUQUES & ALAJOUANINE (Résumée)
M. P.., 46 ans, résidant en Guinée, depuis 15 ans, est hospitalisé le 1° décembre 1920 à Konakry pour encéphalite épidémique: plosis de l'œil gauche avec diplopie, pas de température, Pas de somnolence. Le 10 janvier 1921, de retour à Paris ; difficulté de la marche, titubation, troubles de la parole, maladresse des mouvements. Hospitalisé au Val-de-Gràce, on note : Somnolence marquée, durant deux semaines, difficulté de la déglu-
ilion, avec rejet des liquides par le nez, intégrité des facultés
o0te
intellectuelles. On fait un abcès de fixation.
Le 25 mars 1921, entre à la Salpêtrière : confiné au lit par une ataxie considérable, ne peut s'asseoir seul, fait des gestes désordonnés des bras pour prendre un appui. Marche, avec deux aides, oscillante les jambes écartées, lancées ensuite en dehors avec mouvement de zig-zag. Maintien debout difficile, l’occiusion des yeux n’augmente pas ces troubles.
Malade couché : Grosse incoordination, plus marquée aux membres supérieurs et du côté droit. Mouvements volontaires très maladroits. Asynergie marquéeavec hypermétrie et dysmétrie. Adiadococinésie très marquée. Pas de catalepsie cérébelleuse.
Force musculaire diminuée aux membres supérieurs, muscles hypotoniques ballants à la recherche de la passivité. Réflexes tendineux normaux. Réflexes cutanés abdominaux abolis. Réflexes cutanés plantaires en flexion. Pas de réflexes d’automatisme médullaire. Pas d’incontinence des urines. Atteinte de la musculature de la face : ne peut souffler siffler, grimacer. Parésie vélo-palatine. Plosis persiste sans diplopie. Nystagmus très net. Pas de signe d’Argvil.
Dysarthrie considérable, parole impossible, écriture aussi.
P. L. — légère réaction lymphocitaire 6, 2 — albumine 0, 35.
B. W. négatif. Pas de trypanosome dans le sang.
Evolution progressive : Troubles de la déglutition disparaissent (2 ou 3 semaines) nystagmus, dysarthrie s'amendent.
Marche toujours impossible, parole difficilement compréhensible.
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Jet iii XXIe OBSERVATION (inédite)
M. ALAJOUANINE
Madame L...., 35 ans, début de l'affection en mars 1926 par fatigabilité anormale, faiblesse des jambes, aboutissant rapidement en 4 jours à une paraplégie. En même temps, grosses douleurs nocturnes dans les membres inférieurs avec sensation de froid. Ces états s’'accompagnent de céphalée, d’incontinence des sphincteurs. Après 10 piqures d’acétylarsan, la malade très améliorée peut reprendre son travail. Le 31 mai 1926, nouvelle attaque brusque parune phase de somnolence durant une quinzaine de jours. Cette somnolence est marquée surtout pendant le jour. Elle avait été précédée par June phase d'insomnie ayant duré une quinzaine de jours. Température à 39, 40°, céphalée intense, strabisme, pas de diplopie. Faiblesse des membres inférieurs et supérieurs, vertiges. La malade était alors hospitalisée à Tenon. On lui fait un abcès de fixation. Amélioration, le 6 juillet, elle peut marcher (marche ébrieuse).
En août 1927, elle entre à la Salpêtrière, la marche est redevevenue brusquement pénible.
Examen : Marche cérebello-spasmodique, les jambes écartées. Mouvements actifs: Force musculaire abolie à droite, très diminuée à gauche, pour les raccourcisseurs, moins diminuée pour les allongeurs. Contractures très intenses à droite, peu marquées à gauche. Réflexes très exagérés : rotuliens et achiléens polyci-
nétiques. Clonus du pied des deux côtés, Babinski bilatéral,
+" il [Ur
abolition des réflexes cutanés abdominaux. Quelques troubles pe sphinetériens, de façon transitoire. Meet PRE En janvier 1998, malade confinée au lit. Tous les rates ; 246 tendineux sont exagérés. Abolition des réflexes cutanés abdo- : minaux. Sensibilité conservée à tous les modes. Pas d’ adiadoco- | cinésie, pas de dysmétrie. Gros troubles de l'écriture, pas de qe © troubles de la parole, léger tremblement intentionnel. Examen des yeux : nystagmus léger, B. W. négatif dans le sang etsle r, albumine 0,56, lymphocites 4. Sucre 0. 62. Réaction de Pandy positive.
Traitement : Les salicylate de soude HUE NUE et intramus-
En os