CONCLUSIONS
1. — Si l'encéphalite léthargique constitue actuellement la cause la plus fréquente dans l’étiologie du symptôme somnolence, elle n'est pas la seule. Ce symptôme qui exprime l'atteinte plus ou moins élective d’une région du névraxe : la partie haute de la calotte mésocéphalique et la région des noyaux de la base, se rencontre fréquemment au cours de l’évolution de tumeurs de la base du cerveau plus rarement au cours des abcès cérébraux, des méningites syphilitiques localisées de la base, dans les tumeurs frontales. Il appartient également de la façon la plus légitime à la nosologie de la sclérose en plaques.
2. — La somnolence s'observe à tous les stades de cette affection. Plus fréquente au début, on la rencontre cependant au cours d’une évolution datant de plusieurs mois, qu'il s'agisse d'une évolution continue ou d'une poussée nouvelle. Elle peut s’observer aussi au cours d’une poussée terminale.
3. — La somnolence dans la sclérose en plaques a été signalée par les classiques, alors que l’encéphalite léthar-
gique était encore inconnue.