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IIIe OBSERV ATION |
(Obs. de Thèse de BABINSKI, Paris 1885, p. 68 et suiv.)
J.... 35 ans, ménagère. On l’apporte sur un brancard ‘‘ assoupie ” et on ne peut obtenir d’elle aucune réponse aux questions qu'on lui pose. Début il y a deux ans par douleurs dans les membres inférieurs. Amélioration au bout d’un an, la malade se croit guérie. Puis il y a trois semaines, les douleurs reviennent, dans les membres inférieurs, exagérées, allant jusqu'à l'impotence. Il y a 15 jours, incontinence des sphincters, troubles : cérébraux, somnolence.
Le soir de son entrée, nous trouvons une malade étendue sur son lit, somnolente, l'œil droit entr'ouvert, l'œil gauche fermé. Il nous est impossible de la faire sortir de son sommeil: La religieuse nous dit qu’elle est restée assoupie ainsi depuis le matin, et n'a pas encore prononcé une parole. Pourtant, après quelques tentatives pour exciter sa sensibilité, on arrive à la faire sortir de sa torpeur et à obtenir quelques réponses. Elle dit qu’elle se sent entrainée d'une façon irrésistible à dormir, qu’elle éprouve de la céphalalgie et que son appétit a complétement disparu. Impossibilité de Ja station debout. Elle soulève les membres inférieurs mais avec grande difficulté ; les membres supérieurs sont très affaiblis. Elle peut relever la paupière supérieure gauche qu’elle tient abaissée parce que, dit-elle, lorsque les yeux sont ouverts, elle voit double, L’œil gauche est porté en dedans
comme s'il y a avait parésie du moteur oculaire externe, les