‹ Contribution a L'Etude du Diagnostic Différentiel entre l'Encéphalite Épidémique et certaines Formes Aiguës ou Subaiguës de Sclérose en PlaquesChapitre 8 sur 30 · II. — FORMES A POUSSÉES AIGUES DE SCLÉROSES EN PLAQUES · texte numérisé non relu

II. — FORMES A POUSSÉES AIGUES DE SCLÉROSES EN PLAQUES

OBSERVATION II (inédite)

MM. JARRIGE-LEMAS & VERNIER

Me L..., 29 ans a présenté une affection évoluant en quatre périodes très distinctes, Il ne nous a été donné de la suivre

qu’au cours des trois dernières.

1" période. — Début de l'affection en 1925 par des crises de céphalée intense à localisation occipitaie, qui vont se rapprochant. L'examen du sang donne : Bordet Wesserman négatif.

2e période. — Le 18-2-27, le D' Jarrige-Lemas voit la malade. Elle est alitée, les yeux mi-clos, se plaignant de céphalée incessante et intense. Elle somnole continuellement, ce qui rend l'interrogatoire pénible et fatigue la malade. Il n'y pas d’agitation. À la céphalée, au hoquet apparu depuis quelques jours,

viennent s'ajouter des vomissements bilieux sans efforts, de la

SN fie

ni rachialgie. Température 37°4, Pouls 88. Un examen neurologique conplet est pratiqué. Dès l'abord, on note une paralysie du moteur oculaire commun gauche touchant toute la musculature avec ptosisstrabisme externe, mydriase, mais non absolue. Cette paralysie s'accompagne de diplopie. La force musculaire

paraît partout conservée. Le tonus musculaire est normal, la

sensibilité objective normale.

Tous les réflexes ostéotendineux sont vifs. Pas de clonus du

L dd

pied, les réflexes cutanés abdominaux sont plus vifs à gauche,

les réflexes plantaires se font en extension avec léger éventail des deux côtés. Pas d’exagération des réflexes de défense, pas de MA réflexes de posture, pas de signes du jambier intérieur.

Pas de signes de la série cérébelleuse. Pas de nystagmus, pas de troubles sphinctériens. La P. L. donne : liquide clair coulant franchement, lymphocites 1,2, Albumine 0, 32, Sucre 0, 57, Ph Benjoin négatif. BW négatif. Un cobaye est inoculé à la conjonctive et à lapatte. Le 19-2-27, la P. L. a calmé la céphalée.On cesse le traitement mercuriel institué provisoirement et on injecte 2 gr. d’urotropineintraveineux par jour. Rapidement la céphalée, les vomissements cessent. La malade sort de sa torpeur, la paralysie oculaire rétrocède. Le 26-2-27, la malade peut se lever, üe conservant qu'un peu d’hésitation à la marche, une légère diplopie. Le cobaye inoculé meurt d'accidents tétaniformes le 8° jour.

3 période. — Le 6-3-27 : c'est une toute autre malade que le

D' Jarrige-Lemas est appelé à voir. Sa parole est un peu scandée,

LAS re ARR

sa marche, avec un aide, titubante, festonnée. Elle se plaint de vertiges. Le tonus musculaire est normal, mais on décèle une ‘légère parésie des membres inférieurs. Il n’y a plus de paralysie de la 3° paire, plus de céphalée, le hoquet a cessé. Par contre, les réflexes sont vifs aux membres inférieurs. A gauche, tant aux membres supérieurs qu'aux membres inférieurs, petits signes de la série cérébelleuse : l'épreuve du doigt sur le nez, du

talon sur le genou, décèle l’hypermétrie.

L’allure générale des segments de membres est hésitante, saccadée. Il existe une certaine passivité qui se décèle surtout par l'allure pendulaire du réflexe rotulien gauche.

Le salicylate de soude intraveineux (2 gr. 2 fois par jour) est adjoint à l’uroformine.

4° période. — Le 26-3-27, l’accalmie prend fin, céphalée, diplopie, reparaissent, puis la paralysie du 3. Un examen ophtalmoscopique donne : Flou de la pupille. Tromboses veineuses multiples au coude des veines. Artères retrécies filiformes, paraly-

sie du 3.

La paraplégie s’accentue, la malade est de plus en plus obnubilée, elle tombe dans ile coma le 26, le 28 tétraplégie flasque,

le 29, paralysie labioglossolaryngée, le 30 : Mort.

Il s’agit d’une malade de ville, l’autopsie n’a pu être faite.

LOUE PV TNA R, Va OUT POUPEE" PPT PR On. TT F Rate A RO ETES PP 2

Page 1