‹ Contribution à l'étude du diagnostic et de la correction des astigmatismes faiblesChapitre 24 sur 25 · DU HR · texte numérisé non relu

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avoir d'image nette, parce que son astigmie est impossible à corriger par le muscle ciliaire qui ne peut compenser les degrés trop élevés. Aussi l'asthénopie est-elle plus marquée dans les yeux atteints d’astigmatisme faible. |

Ces efforts d’accommodation entraînent l'apparition de certains symptômes daus l'appareil de la vision et même dans des appareils plus éloignés. Pour ces derniers, la preuve de l’influence de l’astigmatisme n'a jamais été démontrée autrement que par ce fait que sa correction a amené la disparition de ces symptômes.

Nous allons montrer à propos des différents symptômes l'importance dans leur pathogénie de l’astigmie faible, car c'est surtout elle qui en est cause beaucoup plus que l’astigmatisme fort. Nous avons pris les chiffres donnés par G. Martin dans son étude sur l’ensemble des vices de réfraction.

Troubles sécrétoires. — Le larmoiement est dû très souvent à l’astigmie. Sur 124 cas de larmoiement, G. Martin a trouvé que 95 fois il fallait mettre en cause un astigmatisme de 0,50; 85 lois un astigmatisme de 0,75.

Les astigmies de 4 à 3 dioptries atteignent à peine le quart des cas.

Troubles inflammatoires. — L'action de l’astigmie sur la blé- -pharite est très nette. De nombreuses blépharites ne guérissent qu'avec le port des verres. Si l’on interroge le malade au point de vue de son acuité, il la croit toujours excellente. Ce n’est qu'un examen attentif qui fera découvrir l’astigmatisme qui avait passé inaperçu parce qu'il était faible. ,

Sur 213 cas de blépharite, G. Martin a trouvé que 95 °/, des cas étaient attribuables à une astigmie de 0,50 et 79 °/, à une asligmie de 0,75.

L'action sur la kératite est beaucoup plus discutable, malgré l'ingénieuse explication de G. Martin sur l'action favorable dans sa guérison. :

La conjonctivite chronique, caractérisée par une congestion intense’chronique, est très souvent liée à de l’astigmie.

Co — 45 — Sur 86 cas, G. Martin a pu imputer le mal 97 fois °/, à une astigmie de 0,50 et 88 fois ‘/, à une astigmie de 0,75. Troubles moteurs. — Dans ce genre de symptômes l'astigmie joue un rôle, mais surtout parce qu'elle se surajoute à un terrain névropalhique propice. Cependant le blépharospasme et certains

. tics de la face à départ oculaire ont leur origine dans un astig-

malisme faible. Nous ne parlerons pas du strabisme qui est lié à des vices de réfraction d’un degré beaucoup plus élevé

Symplômes douloureux. — Les migraines et les maux de : tête à maximum de douleur siégeant dans la région péri-orbitaire ou frontale sont très souvent occasionnés par l’astigmie. G. Martin a insisté longuement sur ce sujet et a montré que l'hypermétropie seule engendrait difficilement la migraine. Il fallait que l’astigmie lui soit associée ou existât seule. Mittendorf, sur 4.000 cas de maux de tête d’origine oculaire décela 830 fois de l’astigmie. C'était surtout les faibles BE Compris entre 0,50 et 0,75 qui étaient en cause.

Tous ces faits sont très connus de tous les ophtalmologistes, mais en rappelant sommairement les principaux nous avons voulu faire ressortir l'importance des astigmalismes faibles. Chez les malades oculaires quels qu’ils soient, ils dominent par la fréquence de leur nombre. Les statistiques de Nordenson, si souvent citées, montrent que 79 °/, des cas sont des astigmies de 0,50 ; 43 °/, des cas étaient des asligmies de 0,75. Les astigmies de 1, 2, 3 diopiries n’atteignent pas 15 °/, de la généralité des cas. C’est donc bien le vice de réfraction que l’on rencontre le plus souvent.

D'autre part, nous avons vu plus haut que dans de nombreuses. affections l’astigmatisme faible est incriminé en moyenne dans 90 °/, des cas. Les astigmies d'un degré plus élevé atteignent à peine le tiers des cas.

Elle est donc de beaucoup l’amétropie la plus fréquente et celle qui est la cause la plus souvent cachée de la plupart des” affections chroniques des organes externes de l'appareil de la vision.

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