‹ Contribution à l'étude du diagnostic et de la correction des astigmatismes faiblesChapitre 23 sur 25 · SO ES · texte numérisé non relu

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chez les adultes et que chez l'enfant elle n'a pas besoin d'être faite. Sauf, bien entendu, si elle s'accompagne d’asthénopie ou d’autres symptômes morbides que nous allons étudier maintenant.

B) Utilité de In correction des astigmatismes faibles pour son action curative sur divers états patho-

logiques frappant appareil de Ia vision.

Si la correction des astigmatismes d’un faible degré est importante au point de vue de l'amélioration de l’acuité, son action est encore plus remarquable sur les astigmatismes qui entrai- ‘nent l'asthénopiè accommodative et une série d'états pathologiques qui en sont la conséquence.

Mécanisme de l’asthénopie des astigmates. — Par suite de l'irrégularité du faisceau lumineux, les astigmates n’ont pas d'image nelle sur leur rétine. Ils cherchent dônce, à défaut de A netteté, à percevoir les objets plus grands et pour cela ils les approchent près de leurs yeux, ce qui entraîne des efforts d’ac- “commodation.

CA PET daim

D'autre part, Javal a démontré que c’est la ligne focale verticale qui est la plus utilisée par les yeux astigmates. Il expli- >que celte préférence par suite de l'avantage qu’en ont les astigmates dans l'exercice de la lécture et dans l’estimalion des efforts de convergence. L'accommodalion aura donc pour but d'amener celte ligne sur la rétine. Or les yeux atteiuts d’astigmalisme myopique conforme n’ont aucun effort à faire, puisque c'est la ligne focale verticale qui coïncide avec la rétine. Au contraire, ceux atteints d'astigmalisme hypermétropique simple, d'astigmatisme hypermétropique composé ou d'astigmatisme mixle sont obligés de faire elfort pour amener cette ligne sur la rétine. L'œil asligmate se trouve dans le même cas qu'un œil hypermétrope el à autant de raison que lui pour se fatiguer.

Ceci se produit. surtout dans les astigmies d'un assez fort degré. Au contraire, dans les astigmatismes faibles l'œil -se faligue par la mise en jeu d’un autre mécanisme. C'est l'accommodalion partielle du cristallin. Il semble en effet que le mus-

cle ciliaire soit capable d'agir par secteur isolé aussi bien qu'en totalité. G. Martin en avait même distingué une variété résistante et une variété élastique.

Giraud-Teulon et Dobrowolsky étudient surtout ce phénomène en caleulant la réfraction d’un œil avant et après atropi-. nisation. Certains auteurs comme Eriksen, Georges Bull el

Tscherning nient cette possibilité. Ils prétendent.que les varia-

tions constatées ont leur origine dans la dilatation pupillaire qui fait intervenir l’asligmatisme cornéen périphérique et qui donne l'illusion d’une pseudo-accommodation. |

Eu tenant compte de l'influence du champ pupillaire sur la réfraction, on ne peut cependant pas nier la possibilité d’une accommodation partielle. Tout d'abord, il est facile de consta-

ter la possibilité de compenser un cylindre d’un faible degré.

Une ligne du cadran aperçue d’abord plus vive, s’égalise bientôt au bout d'un petit moment. Il est entendu que cette contraclion : partielle n’atteiut jamais un degré très élevé el ne dépasse pas 1 d. 50. Mais justement dans le cas de notre sujet elle joue un très grand rôle.

Nous trouvons dans la thèse de Marc ard des statistiques intéressantes à ce sujet. |

Il cite la thèse de de Lastens, qui a trouvé comme valeur la plus fréquente de 0 d. 25 à 1 d: dans 24 cas sur 38.

Dans la thèse de Meunier on constate que la valeur la plus fréquente,est de 0,25 à 1 d. dans 52 cas sur 78. Marcard a trouvé lui-même de 0,25 à 1 d. dans 32 cas sur 34.

L’accommodation ne fait- done aucun doute chez les astigmates et surtout chez les astigmates faibles.

Cette accommodation possible est d’aulant plus sollicitée qu'elle a pour résultat d'amener l'amélioration de: l'acuité visuelle. Pour avoir une image aussi nette que possible, Pœil forcera sur son cristallin et selon certains axes seulement. C'est, du reste, le fait que les efforts du muscle.ciliaire ne se font pas sur toute la périphérie en même temps et que, au contraire, ils doivent être irrégulièrement répartis, qui entraine l'apparition de l’asthénopie. L'astigmate d'un degré élevé ne peut. jamais

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