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CHAPITRE IT

Diagnostic et Mensuration de l'Astigmatisme

Plusieurs procédés sont à la disposition de l’ophtalmologiste pour déceler un astigmatisme et calculer sa valeur et sa direction. Car ce sont les trois points à déterminer pour pouvoir pratiquer une correction appropriée.

On peut les diyiser en méthodes objectives et en méthodes subjectives. Les premières consistent à mesurer directement

l’astigmatisme à l’aide d'instruments particuliers, les secondes sont basées sur la correction par les verres cylindriques, selon le principe de Donders.

Les méthodes objectives possèdent deux systèmes d’instrumentation. Dans une première catégorie, les appareils mesurent exclusivement l’astigmatisme de la cornée, tel que le disque de Placido qui décèle sur tout l’astigmatisme grossier et l’ophtalmomètre de Javal et Schiotz qui donne une mesure scientifique des méridiens cornéens, qui excelle surtout dans l'estimation de l’astigmie de valeur moyenne et qui indique les axes.

Dans une deuxième catégorie, nous rangerons l'ophtalmoscope qui par le procédé de l’image droite ou celui de la skiascopie donne l’astigmatisme total de l'œil.

Les méthodes subiectives se résument dans le procédé de Donders, c’est-à-dire en cherchant par tâtonnement, à l’aide de verres cylindriques, à corriger la vision défectueuse en se guidant soit surtout sur l'amélioration de l’acuité d’après la déformation des lettres, soit en obtenant l'égalité parfaite et simultanée des rayons d’un cadran, selon le procédé recommandé par Javal. Nous ne parlerons pas de l’optomètre de Badal qui est peu pratique pour la recherche de l'astigmatisme. |

LE 49 22 Kératométrie

Il est inutile de parler du disque de Placido et des kérato-:

scopes de divers modèles, puisque ces instruments ne montrent que l’astigmatisme grossier qui est en dehors de notre sujet. Comme instruments d'optique de mesure cornéenne, nous insiste-" rons surtout sur l’ophtalmomètre de Javal et Schiotz. : Nous n’exposerons pas ici le maniement de l’ophtalmomètre qui est connu de tous et qui permet d'obtenir, par simple lecture de l’image cornéenne d’une mire graduéé, la valeur de l’astigmatisme et son axe. Dans le cas d’astigmalisme faible sa manipulation n'offre rien de particulier. Mais étudions les renseignements qu'il nous donne dans ce cas. ;

Nous ferons d’abord remarquer que ne cherchant par définition qu’à évaluer les astigmies au-dessous de 4 dioptrie, l’estimation des degrés inférieurs est sujetté à des variations individuelles. Cependant si avec, des appareils très précis on obtient des mesures d'une très grande exactitude, pouvant aller jusqu'au dixième de dioptrie, ce ne sont là que des appareils de laboratoire et non ‘ceux des praticiens que l’on voit utiliser dans la pratique courante. Du reste, quand bien même cet instrument donnerait un résultat très précis au point de vue de la valeur des courbures cornéennes, il n’en résulte pas moins que ses renseignements diffèrent de l'astigmie subjective totale. L'astigmie à corriger n’est pas exactement égale à l’astigmie cornéenne, elle est fonction des autres milieux réfringents qui peuvent la modifier considérablement. Le cristallin, par sa position dans l'œil, oblique en arrière, en bas eten dehors, peut la compenser entièrement quand on la trouve égale à 0. d. 75 conforme. Mais le cristallin peut ne pas se trouver dans cette situation favorable qui lui permet d'annuler l’astigmie cornéenne, et fausser ainsi la réfraction totale. L'indication ophtalmométrique nous induit alors en erreur quant à l’axe de l’astigmatisme et quant à sa variété conforme ou inverse.

Ærreur dans l'axe donné. — C'est ce que l’on rencontre sou-

à" 6e 2 Rep TRACER LS Ur PATTES ar < à

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“vent en clinique ou la mesure ophtalmométrique des astigma-

tismes faibles indique un astigmatisme conforme de 0. d. 75 et la correction skiascopique et subjective donne un axe plus ou moins incliné.

En général, les astigmies portant sur les méridiens verticaux ou horizontaux correspondent à peu près au Javal. Au contraire, les astigmies obliqués ne sont pas. indiquées, parce que n'étant pas occasionnées le plus souvent par la cornée. Il est bien certain que la skiascopie ne peut indiquer avec une très grande précision l'axe de l’astigmatisme, mais elle montre nettement que l'axe est plus ou moins oblique et non horizontal ou vertical.

Nous pouvons en donner quelques exemples parmi les-cas très nombreux que nous avons pu réunir.

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