PS. AUS
On peut considérer des chiffres variant entre 120 et 170 mgr. comme légèrement diminués, entre 100 et 120 mgr. comme notablement diminués et audessous de 100 mgr. comme très fortement diminués.
La méthode de Tunncliffe donne des résultats sensiblement plus élevés que la méthode de Binet.
Le glutathion est presque toujours abaïssé chez les insuffisants surrénaux, et parfois des chiffres extrémement bas correspondent à des formes en apparence légères.
Mais le résultat ne doit pas être apprécié isolément, car les fatigues, les cachexies d’une manière générale, les affections hypophysaires peuvent s’accompagner d’une diminution du glutathion sanguin.
D L'hypoglycémie provoquée par injection d’insuline, suivant la méthode de Marañon, donne également des résultats très nets.
En raison de la diminution de l’adrénaline, l’action de l’insuline s'exerce brutalement. On obtient des chutes brusques du glucose sanguin avec effondrement de la tension artérielle.
Dans un cas, nous avons vu, une demi-heure après l'injection, un effondrement de la tension artérielle à zéro.
ME Sr
Malheureusement, si l’on a injecté de l'insuline dans les veines, les symptômes fonctionnels sont très marqués. Aussi avons-nous eu surtout recours à l’injection sous-cutanée, dont les réactions sont moins caractéristiques, mais moins dangereuses.
6° L'examen pourrait être complété par un dosage de la réserve alcaline et un dosage des chlorurés.
7° L'interférométrie, qui sera interprétée avec grande prudence, nous apparaît très inégale dans les insuffisances thyroïdiennes. Par contre, cette méthode, qui donne habituellement des résultats négatifs en cas de maladie d’Addison, s’est montrée très fidèle, en général, pour indiquer un trouble léger des glandes surrénales.
En pratique, une asthénie thyroïdienne sera mise en évidence par le métabolisme basal, une asthénie d’origine surrénalienne par l’ergographe et le dosage du glutathion sanguin.
Du point de vue thérapeutique, alors que les insuffisances typiques de la glande surrénale se montrent rebelles aux thérapeutiques usuelles et que celles mêmes de la thyroïde sont difficiles à améliorer chez les myxœdémateux congénitaux, les asthénies dues à l'insuffisance légère de ces deux
glandes sont remarquablement modifiées par la thérapeutique. |
Pour la thyroïde, il n’y a guère lieu de beaucoup insister. L’apothérapie thyroïdienne est bien connue. Il suffit, en général, d’un traitement de 0 gr. 10 de thyroïde renouvelé trois à quatre jours par semaine, de 0 gr. 20 dans les cas accentués, pour voir disparaître rapidement l’asthénie et les autres troubles. Il s’agit souvent d’une insuffisance thyroïdienne permanente pour laquelle le traitement devra être continué indéfiniment avec des intervalles plus ou moins marqués, suivant l’état du patient et le chiffre du métabolisme basal.
L'examen des échanges respiratoires devra être répété de loin en loin du début jusqu’au moment où le rythme de traitement aura pu être précisé. Dans quelques cas, il paraît s’agir d’une insuffisance temporaire ou périodique et l’asthénie ne reparaît plus après la cessation du traitement.
Le traitement des asthénies surrénales nous intéresse davantage, car il est moins connu. Il comporte l’administration d'extraits surrénaux, soit sous forme d’extrait total buvable pris au milieu des repas, soit sous forme injectable après un traitement modificateur assez actif. On a intérêt à donner une dose d’entretien tous les mois par exemple.
La cystéine a constitué une acquisition très pré-
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cieuse de la thérapeutique surrénale. Employée dans le traitement de la maladie d’Addison par ‘ivoire, par Léobardy et Labesse sous forme d'injections intraveineuses, elle est employée par le docteur Stévenin sous forme d’injections intramusculaires, peu douloureuses dans les asthénies surrénaliennes.
La formule suivante peut être employée :
1° Cystéine, 0 gr. 10;
2° Solution isotonisante de carbonate de soude.
On mélange le contenu de deux ampoules et on pratique une injection intramusculaire.
On répète l’injection tous les deux ou trois Jours, une série comportant une douzaine d’ampoules.
Le taux du glutathion sanguin s'élève après chaque série d’injections. On cesse lorsqu'il est revenu à la normale.
L'effet sur l’asthénie est remarquable. Après une série de cysténie, la fatigue disparait suffisamment pour que le sujet puisse, en général, reprendre ses occupations antérieures.
En général, ces asthénies endocriniennes sont la conséquence de troubles permanents des glandes, de telle sorte que les traitements devront être repris périodiquement d’une manière indéfinie, sous peine de voir réapparaître la fatigue.