‹ Contribution à l'étude du diagnostic et du traitement des asthénies endocriniennesChapitre 12 sur 15 · LH O A FOR · texte numérisé non relu

LH O A FOR

On donne alors des sédatifs du système nerveux et de l’acide phosphorique qui améliorent peu la malade.

L’asthénie et la difficulté du travail continuent à s’accentuer; on pratique en novembre le métabolisme basal : — 21 %. Quatre jours après l’administration de thyroïde, l'amélioration est appréciable. La fatigue et la frilosité disparaissent. Un arrêt du médicament fait reparaître les troubles qui s’effacent lorsqu'on reprend la médication. Cette jeune fille s’est mariée depuis et son état est satisfaisant, à condition qu’elle ingère de temps en temps un peu de thyroïde.

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L'examen clinique ne permet pas toujours de conclure; aussi doit-on avoir recours à des méthodes de laboratoire pour préciser un diagnostic jusque-là incertain. Parmi ces méthodes, nous insisterons sur les principales.

1° Et tout d’abord sur la mesure du métabolisme basal. S'il peut se montrer normal dans les insuffisances surrénales légères, son abaissement doit aussitôt attirer l’attention sur une déficience thy-. roïdienne.

2° Cet examen peut d’ailleurs être complété par un dosage du cholestérol sanguin; il est fréquent de constater chez des hypothyroïdiens une élévation de ce taux.

3° Si l’on a pu exclure la possibilité d’une insuffisance thyroïdienne, il faut chercher si l’on a affaire à une insuffisance surrénale et avant tout

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recourir à l'examen ergographique. D’importants renseignements peuvent être tirés de l’appareil de Mosso en appréciant la rapide fatigabilité, sigre capital au cours de linsuffisance surrénale, Mais cet examen doit obéir à certaines règles précisées par notre maître le docteur Stévenin, avec son collaborateur le docteur Porak (Paris Médical, 23 avril 1933).

Les mouvemen's Goivent être réglés par un métronome. On fait inscrire successivement trois courbes séparées par des arrêts de cinq minutes. La première courbe n’est pas très mauvaise. Chez les asthéniques surrénaliens, la deuxième et surtout la troisième sont très faibles.

Les causes d’erreur que comporte l'appareil de Mosso expliquent sans doute qu’il soit peu utilisé. Ces inconvénients, en tenant compte pour la modification de l’appareil des travaux de Laugier et de Dodel, tendent à disparaître.

4 Le dosage du glutathion sanguin réduit, effectué par la méthode classique de Tunneliffe (par lPiode avec modification de Baudoin-Fabre) ou par celle plus récente de Binet, au cadmium, donne des résultats fort appréciables.

La méthode de Binet, chez les sujets normaux, donne, par litre de sérum, des chiffres qui varient entre 170 et 260 mgr.

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