ASSOCIATION AVEC D’AUTRES SYNDROMES DIGESTIFS
On la trouve notée dans nombre d’observations.
Beaucoup de malades chez qui l’on découvre un jour un dolichocôlon ont été opérés antérieurement pour appendicite, hernies, hémorroïdes, libérations de brides ou d’adhérences intra-péritonéales, enfin quelquefois pour ulcus gastrique ou duodénal, cholécystite, rétrécissement du grêle, etc.
D’autres fois, sans que ces malades aient été opérés, on découvre cependant chez eux l’association du dolichocôlon à :
— une gastrite,
— une cholécystite,
— une colite,
— un diabète.
Cependant, dans nombre de cas, on ne trouve ni antécédents digestifs ni lésion de l’intestin en amont,
Pathogénie
La pathogénie des dolichocôlons a suscité de nombreuses théories qu’on peut grouper sous deux chefs distincts :
1° D'une part, les Physio-Pathologistes qui considèrent les allongements coliques comme une affection acquise et liée soit à des phénomènes inflammatoires, soit à des stases intestinales.
2° D'autre part, ceux qu’on pourrait appeler, avec Chiray, les Anatomistes, qui ne voient dans les dolichocôlons qu’une malformation congénitäle, soit d'origine fœtale : troubles du développement intestinal chez les fœtus ; soit d’origine infantile : persistance chez l’adulte d’un état anatomique normal chez le nouveau-né.