‹ Contribution à l'Étude du DolichocôlonChapitre 22 sur 67 · ONE · texte numérisé non relu

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— soit aux troubles d'absorption d’une muqueuse intestinale irritée.

Il ne faut pas oublier, en effet, le rôle important joué dans l’évolution du dolichocôlon par l’élément toxique :

Verneuil insistait déjà en 1861 sur cette stercorémie due, d’une part à la rétention des produits toxiques, d’autre part à la surdistension qui facilite le passage des produits nocifs dans la circulation.

Cette stercorémie se traduit par les anémies et les accidents hémolytiques graves qui sont surtout fréquents chez l’enfant et l’adolescent.

De même, les troubles graves que l’on observe à l’occasion de certaines complications et notamment à la phase terminale du volvulus : vomissements, sueurs froides, troubles arythmiques du cœur, troubles respiratoires, seraient, pour beaucoup, dus à l’action de ces produits toxiques sur le bulbe.

On peut aussi observer des altérations endocriniennes : insuffisances surrénales, hyper ou hypothyroiïdies, insuffisances ovariennes, qui sont à l’origine des troubles du métabolisme général, de certains arrêts de développement et surtout de cet état de flétrissure des téguments, de cet aspect spécial de la peau qui est flétrie et sèche, de ce teint terreux si caractéristique, qui n’est pas un teint subictérique, comme on l’a dit, mais qui rappelle plutôt le teint des addisonniens.

Mais ce que l’on rencontre le plus souvent, ce sont les troubles nerveux. Ils revêtent parfois une intensité remarquable au point de faire oublier la possibilité d’une origine intestinale et l’on ne saurait trop insister sur leur constance dans les états graves de

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