‹ Contribution à l'étude du drainage dans les opérations gynécologiquesChapitre 7 sur 33 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les variétés de drainage

Nous avons deux variétés de drainage :

1° Drainage capillaire avec ou sans tube ; 2° Drainage par les tubes simples. / Le drainage capillaire se réalise de deux manières

différentes. Un premier procédé consiste à mettre des

Ni.

mèches de colon ou de gaze dans un tube de verre comme Hégar, de caoutchouc comme Wiedow ou de métal comme Kehrer. Un deuxième procédé emploie

contribué à vulgariser les avantages du tamponne-

ment à la gaze comme moyen combiné d’hémostase et de drainage capillaire. Pour Mickulicz la gaze

répondait aux hémorragies en nappe et agit par tam-

ponnement. Il introduisait dans le cul-de-sac postérieur un sac de gaze iodoformée dans lequel on enfonçait un certain nombre de mèches destinées à faire tampon. Le drainage à la Mickuliez est presque abandonné. Il expose à l’éventration, il est douloureux quand on le retire, et surtout il a un grave défaut : il draine mal car il laisse derrière lui une masse de liquide non drainée.

Les tamponnements intra-utérins se font en bour-

rant la cavité utérine avec des lanières de gaze impré-

gnée d’un antiseptique, dermatol ou péroxyde de zinc ; on laisse le pansement un ou deux jours, et

on renouvelle le pansement après une injection intra-

utérine, aujourd’hui on préfère la mise en place de gaze mince en accordéon non lassée et dont une extrémité pend dans le vagin.

Le drainage par les tubes permet plus facilement l'écoulement des liquides séro-purulents, ou séro-

sanguinolents.

Les variétés de drainsemployés sont considérables. On ena fait en caoutchouc dur, en caoutchouc mou, en verre et même en argent et en aluminium, Les uns sont perforés latéralement, mais ces perforations n’améliorent pas l'écoulement des liquides d’après certains expérimentateurs. D'ailleurs on facilite l'issue! des liquides par l'aspiration que l’on fait avec une seringue ou l'aspirateur Dieulafoy, procédé qu'en Angleterre on a longtemps recommandé comme complément du drainage du péritoine.

Le D'Savariaud dans son service de l'Hôpital Beaujon donne la préférence aux sondes de Pezzer et aux drains-en croix. Les drains employés dans le traitement de l’endométrite puerpérale sont de variétés bien différentes : les uns sont perforés de trous mais ils sont fermés à leur extrémité supérieure, d’autres sont des tiges cannelées tant vantées par Mouchotte, d’autres enfin sont des tiges en aluminium comme les tiges de Lefour qu'on maintient en place par un

disque en caoutchouc vulcanisé.

Page 1