‹ Contribution à l'Étude du Drainage du Canal HépatiqueChapitre 11 sur 32 · HENRI TR · texte numérisé non relu

HENRI TR

Avant de voir la technique de cette opération ; il nous faut insister sur la difficulté du diagnostic exact de la lésion, tant au point de vue de sa nature cue de son siége qui ne se traduit souvent que par une voussure insignifiante du foie, souvent même par un simple changement de coloration.

M. Delagenière dans son excellent article de la revue de gynécologie donne les règles à suivre pour trouver à travers le foie le canal hépatique, et le fixer à la peau; nous lui ferons de larges emprunts :

Tout d'abord, il faut, avec le plus grand soin, repérer le point du parenchyme hépatique que l'on incisera de façon à avoir le plus de facilités possibles pour agir contre le contenu de la poche formée par la distension de l'hépatique, mais le point de beaucoup le plus important est l'état du cholédoque sur lequel le chirurgien doit porter toute son attention, car c'est de sa perméabilité que découlera le modus operandi; aussi devra-t-on, avant toute incision, explorer attentivement les voies biliaires.

Si l’on est certain de sa perméabilité, si une fois le ou les calculs qui l’obstruent enlevés, on se rend compte que le cours de la bile sera normal on pourra pratiquer une hépaticostomie à fixation première, c'està-dire extérioriser d'emblée la portion du foie sur laquelle on agira en suturant le péritoine pariétal et la capsule de Glisson; dans le cas contraire on fera une fixation dernière, c’est-à-dire qu’on n’extériorisera

D Ne

l'ouverture de l'hépatique qu’une fois la dilation incisée et.explorée; dans les deux cas il est préférable de se servir du thermo-cautère pour inciser la couche de parenchyme hépatique, l'hémostase se faisant pour ainsi dire seule.

Quoiqu'il en soit, une fois la poche incisée, avec toutes les précautions nécessaires pour protéger les régions voisines, si l’on pratique la fixation dernière, on l’explorera attentivement en insistant sur la terminaison de l'hépatique et l’origine du cholédoque où se trouve nécessairement l'obstacle, cause àäe cette distension et on ne devra cesser les recherches qu'une fois qu'on sera bien certain que tout obstacle est levé. Si par hasard la dilation portait sur une des branches d'origine du canal hépatique, la technique n'est pas modifiée, du reste ordinairement, ce n’est qu'au cours de l'opération qu'on se rend compte du siège exact de la dilatation.

Le drainage sera effectué à l’aide d’un gros drain introduit dans la poche et débouchant à l'extérieur autour duquel on refermera la peau de façon à favoriser le plus possible la réunion de la plaie hépatique. Les soins consécutifs, les lavages de la poche seront pratiqués comme dans les interventions sur le tronc de l’hépatique et ne méritent pas ici une étude spéciale.

L'hépalicostomie sous-hépatique, deuxième méthode d'exception de drainage de l’hépatique a tout d'abord

Page 1