‹ Contribution à l'étude du droit des salariés sur leurs inventionsChapitre 6 sur 144 · LES LIMITES DU PROBLÈME TJ · texte numérisé non relu

LES LIMITES DU PROBLÈME TJ

les laboratoires scientifiques de l’industrie moderne conve- ‘nir à la naissance de l'invention ? Tout y est conçu dans ce but et la tâche des chercheurs apparait moins difficile à | réaliser avec le maximum de circonstances extérieures favorables dont ils sont entourés, D'ailleurs, quand il n’y a pas d'inventions, on en provoque, semble-t-il. Seulement, cette recherche d'inventions, tous les établissements industriels ne Ja pratiquent pas avec la même régularité, avec la même

intensité :

12. — Recherche normale et recherche systémalique. : Toutes les ‘entreprises ne sont pas également intéressées ou placées pour effectuer la recherche d'inventions : les unes n'ont point l'importance ou les ressources suffisantés pour procéder à l'aménagement et à l'entretien d’ installations aussi coûteuses : parmi les autres, les unes sont arrivées, depuis un temps déjà, à peu près au terme de leur évolu- - tion scientifique ; d’autres, au contraire, — comme les industries de l'automobile, de l'aviation, de la T. S.,F;;-0ou encore l’industrie chimique, — doivent, pour se maintenir au niveau des industries ‘concurrentes et progresser ellesmêmes, ‘CONSACT Er. des sommes importantes à la création et à l'entretien de services de perfectionnements et de recherches, d° ateliers et de laboratoires spécialisés, en vue d’améliorer leur. matériel, leurs produits, leurs méthodes, leurs procédés de fabrication, leurs applications de toutes sortes ; — enfin, les dernières, on l’a vu, se sont annexé de vérin tables « usines à inventions », qui, à certains points de vue, finissent par devenir la raison d’être de l'entreprise dont elles dépendent. A cet égard, le D° Lothar Beckmann | précise :'« Les plus importants de ces laboratoires spécia- lisés, sont divisés en plusieurs départements, placés dans la

dépendance d'un département-directeur, Ce département-

entre de pelits groupes de 5 à 10 chimistes, qui travaillent

— frais et risques — incombent à l'employeur ou à l’entre- : é

F recherches défiant toute surveillance, tout contrôle . surgit

soudain dans l’entreprise, de la manière Ja plus désinvolte, : ‘une acuité singulières. oise

elle n’est prisonnière ni de Ja science ni. du hasard, elle ce

avons vu le cadre ; voyons les hommes.

ventions dans le domaine de V industrie, les salariés faisant partie du personnel d’ une entreprise, nous n'avons cédé à aucune considération sociale, idéologique ou. autre. Nous”

sommes allés chercher simplement les inventeurs Là où. ils

directeur et La dir stuoh de l’entreprise répartissent la tâche ;

Chad dans un domaine de rechétches déterminé. C’ est

de ces or ganisations, de ces brigades, dont toute la charge prise, que sortent les progrès les plus remarquables et l'étatmajor scientifique de la grande industrie » x),

13. — A noter, en terminant cette section, que parfois, l'invention — déjouant toute prévision, devançant toute

la plus inattendue, et pose le DRSRÈRE avec une vigueur,

L* invention, en effet, n est asservie à aucune puissance,

ne connaît point d’ entraves, elle se joue de tout et de tous ; elle n’est le proue encore moins, le monopole de qui- Poe conque.. C'est là un aspect du problème - — un peu moins. Le familier peut-être que le précédent, mais qui n° en est pas

moins attachant ; nous Y reviendrons : : pour Ls instant, nous e

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étaient — en majorité. C’est un fait constant, en effet, que,

dans l'industrie, l'inventeur libre, indépendant, n “est ue

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(1) Erfindereteiigung, 1927, p. 165.

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