‹ Contribution à l'étude du fibrome de la paroi abdominale (volume 2)Chapitre 4 sur 10 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Tous les chirurgiens sont d’avis que la seule intervention rationnelle est l’intervention totale, complète et radicale.

Dans la statistique publiée en 1889 par Haquin dans sa thèse, nous voyons, sur 125 cas de fibromes traités par l’extirpation, 31 décès, 80 guérisons simples, 11 éventrations. Les décès sont généralement dus à de la péritonite, et ceci s'explique ; c’est que, en effet, la majeure partie des observations recueillies par Haquin sont antérieures à l’ère aseptique ; nul n’ignore que jadis44 l’ouverture du péritoine entraînait presque toujours la mort. 11 n’en est plus ainsi de nos jours, et c’est couramment que le chirurgien ouvre le péritoine sans avoir d’accident. Aussi nous pouvons, contrairement aux conclusions de Haquin, dire que l’extirpation d’un librairie est inoffensive. Sa statistique toutefois laisse persister un point sombre, c'est le nombre relativement élevé d’éventrations; 11 fois sur 125 cas l’opération a été suivie d’éventration, c’est là une complication ennuyeuse qui obligera le malade à porter un appareil contentif durant le reste de ses jours.

Une autre complication est elle aussi à redouter, c’est la persistance de douleurs névralgiques au niveau de la perte de substance. Cependant, malgré le risque de ces complications, on peut considérer que l’intervention est

toujours indiquée. Il y a bien clés cas où la tumeur

reste stationnaire pendant de nombreuses années, cas qui

sembleraient plaider en faveur de l’expectative. Mais,

même quand la tumeur reste stationnaire, il faut prévoir le jour où reprenant une marche rapide elle nécessitera l’intervention en entraînant des douleurs ou des phénomènes de compression. Aussi, attendre, n’est-ce que différer la date de l’opération. Or plus l’intervention est précoce, plus la tumeur est petite au moment de son extirpation, plus on a de chances de ne voir comme suite ni névralgies, ni éventration.

Nous n’insisterons pas sur la technique de l’intervention : inciser suivant le grand axe du néoplasme, libérer le plus posssible la tumeur, sectionner si cela est nécessaire ses adhérences aux muscles et aux aponévroses, excision du péritoine si elle lui est intimement soudée, enfin suture des différents plans.

THÉORIES PATHOGÉNIQUES

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