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on voit aussi de ces tumeurs se trouver en rapport avec la séreuse péritonéale à laquelle elles peuvent adhérer très mtimement.
Leur volume ést variable, on en rencontre de la grosseur d’une noisette, on en trouve aussi de géants qui surplombent les cuisses et descendent jusqu'au genou, cas de Rokitanski. Leur dimension dépend uniquement de la période de leur évolution où on les a opérés.
Deux types sont classiques : Certains fibromes sont isolés, énucléables, tandis que d’autres présentent un pédicule qui les rattache soit au squelette voisin, soit aux insertions aponévrotiques de la région. Mais cette dernière forme est rare et MM. Labbé et Rémy discutent les observations qui en ont été rapportées, et. concluent «que le pédicule n'existe pa souvent, sil a Jamais existé ».
Il est bien difficile d’être fixé sur ce point, ce n’est d’ailleurs pas la seule partie hitigieuse de Ia question. La constitution de ces néoplasmes donne lieu à de nouvelles discussions. <
Généralement ovoïdes, dures, à surface lisse ou légèrement bosselée, ces tumeurs présentent à la coupe un aspect blanc grisâtre. Le tissu erie sous le scalpel. Leur surface de section est sillonnée de fibres nacrées qui tantôt s'entre-croisent sous divers angles, tantôt sont. disposées en spirales, en tourbillons.
Microscopiquement elles sont constituées par du tissu libreux ; «fibres larges ou étroites, rectilignes où onduleuses du tissu conjonctif ».
Ces fibres s’entre-croisant et présentant par endroits l'aspect de tourbillons forment des mailles en général serrées, quelquefois assez larges, comblées par du tissu amorphe. Telle est du moins la description du fibrome
AU CPR type. Lorsque la tumeur est volumineuse, il n’est pas rare qu'elle présente en certains points de la dégénérescence myxœædémateuse ou kystique. Parfois on a trouvé par places dans ces tumeurs des groupes de petites cellules à gros noyaux montrant que ces fibromes présentaient une transformation sarcomateuse.
Faut-il admettre comme fibrome de telles tumeurs ? C'est là un point qui a été discuté, et certains auteurs, entre autres M. Peyrot, soutiennent que « ce sont alors des sarcomes qui offrent pendant toute une période les caractères des fibromes ».
. Une distinction capitale doit être faite entre les sarcomes et les fibromes proprement dits, la paroi abdominale peut présenter des sarcomes aponévrotiques de même que n'importe quelle autre région de l'organisme. Cependant nous ne croyons pas qu'on doive rejeter les tumeurs fibreuses qui présentent des coins sarcomateux, car tout fibrome peut présenter à un des stades de son évolution de la dégénérescence sarcomateuse. Aussi estimons-nous que de telles tumeurs doivent être comprises parmi les fibromes de la paroi abdominale, c’est d’ailleurs l'opinion de MM. Labbé et Rémy.
Une autre question se pose: Doit-on accepter les fibromes présentant des fibres musculaires lisses ? Nous ne le pensons pas. Aussi faisons-nous rentrer dans la catégorie. des fibromes de la paroi abdominale l’ob- servation que nous publions, qui est relative à un «fibromyo-myxome avec par places des amas de cellules du type sarcomateux ».
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