‹ Contribution à l'étude du fibrome de la paroi abdominaleChapitre 6 sur 16 · SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC

Le début de ces tumeurs passe complètement inaperçu. Le, ou plus souvent la malade qui n’a jamais ressenti de douleur a un jour son attention mise en éveil par la présence d’une saillie sur sa paroi abdominale. Au palper se dévoile la présence d'une formation anormale, dure, de la grosseur d’une noix ou d'un œuf de poule. C'est alors que l’on va trouver le chirurgien qui à lexamen se trouve en présence d’une tumeur ovoïdée ou légè- rement aplatie, dure, élastique, rénitente, à surface habituellement lisse. Elle est recouverte par de la peau normale, mobile, se laissant pincer. Le ventre étant en résolution musculaire, la tumeur se laisse déplacer et c'est dans cette manœuvre que l’on provoque souvent l'apparition d’une corde qui est produite par la tension des muscles ou d’aponévroses et qui dans certains cas a été prise à tort pour un pédicule.

Mais le déplacement de la tumeur n’est plus possible quand il y a contraction des muscles abdominaux. Le fibrome est alors immobilisé, et c’est là un signe pathognomonique (signe de Bouchacourt).

La toux et les efforts rendent le néoplasme plus apparent. ‘ | Lorsque le fibrome est arrivé à un certain degré de développement, on peut voir apparaître les troubles fonctionnels qui sont de deux ordres : la douleur et des phénomènes de compression.

Apparaissant spontanément ou à l’occasion de mouvements, les douleurs sont intermittentes, tantôt localisées à la tumeur, tantôt présentant des irradiations diverses ; il n'est pas rare de leur voir présenter des caractères aus. Cependant il ne faudrait pas eroire “que ces phénomènes douloureux soient constants pourles gros fibromes, fréquemment l’on voit des fibromes énormes qui sont indolores.

L'on peut constater aussi des troubles viscéraux, principalement de la dyspepsie due à la compression des organes abdominaux par un grosse tumeur.

L'évolution de’ces néoplasmes est irrégulière; lon verra fréquemment des périodes de développement rapide s’intercaler avec des états stationnaires d’une durée plus ou moins longue. Il ne faudrait pas espérer voir une de ces lumeurs s'arrêter dans son développement. Si la marche est irrégulière, elle-est aussi progressive; le fibrome augmente graduellement de volume et les symptômes de compression forcent le malade à venir demander les secours de la chirurgie.

Le diagnostic est généralement facile, iron quand la tumeur est petite ; il ne faudra point confondre le fibrome avec un lipome ou un kyste de la paroi: sa dureté et son élasticité, sa surface lisse, l'indépendance de la peau, permettront de le distinguer d’un sarcome.

Si la tumeur est volumineuse, le diagnostic devient plus difficile, on pourra croire qu’elle est sous la dépendance d’un organe abdominal ou pelvien, de Putérus par exemple.

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