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jonctivo-vasculaire du foie, Les grains de glycogène n’ont pas une forme arrondie, mais bien polygonale, répondant à la forme polygonale des mailles protoplasmiques qui les contiennent; nous n'avons vu ce point signalé par aucun auteur, Il est vrai que, fréquemment, les grains se réunissent en un champ uniforme brun acajou et qu'ils ne montrent plus, dès lors, de contours étudiables.
Dans la plupart des cas, sur toute la surface ou sur les bords seuls de la coupe, le glycogène ne remplit pas la cellule hépatique toute entière, mais il se porte du côté de celle-ci tourné vers le centre de la préparation. Il est probable que le fixateur, en abordant la cellule, a chassé devant lui le glycogène encore sirupeux aux confins opposés à la face par laquelle il pénétrait (1).
Nous n'avons pas vu, comme Barfurth (2), que le glycogène se localisät du côté de la cellule correspondant aux veines du système sus-hépatique et le phénomène ne nous a jamais paru régenté par la topographie lobulaire.
Cette situation spéciale du glycogène nous explique que suivant l'incidence de la coupe la cellule en paraisse plus ou moins chargée et que deux éléments voisins puissent se montrer à ce point de vue totalement différents.
La répartition lobulaire du glycogène chez nos lapins
(4) M. Rexaur signale, dans son Trailé d'histologie pratique (t. II, p. 1442), ce rejet du glycogène d’un côté de la cellule, mais il ne précise pas de quel côté se produit celui-ci. Le rôle qu'il fait jouer aux boules sarcodiques qui attireraient en elles tout le glycogène cellulaire ne nous paraît pas essentiel en l’espèce.— Voir également, à ce sujet, HEIDENHAIN, in HerMaAN's Handbuch der. Physiologie, Ve, p. 222.
(2) BArrurTa. Arch. f. mikr. Anatomie, t. XXV.
était conforme à la règle classique (1), les cellules brun acajou s’orientant autour de la veine centrale. Deux lapins cependant {lap. 3, 25), dont un inanitié, présentaient en
; dehors de la couronne glycogénée périsushépatique une 1 mince collerette périportale, comme quelques-uns des ani- ; maux étudiés par M. Ribadeau Dumas dans l’anémie | expérimentale (2).
| Chez le chien, au contraire, le glycogène s'oriente 4 constamment autour de l’espace porte et l'entoure immé- | diatement. Une ou deux fois seulement quelques épais- . 7 À £ ù TE
D, seurs de cellules jaune pâle séparaient celui-ci de la zone
brun acajou avoisinante. Nous avons retrouvé cette même répartition sur les foies d'homme que nous avons examinés (3). M. ,Brault l'avait déjà signalée d’ailleurs dans la 3 cirrhose humaine (4).
) Dans les divers lobules d'une même coupe, d'épaisseur Ê constante, le glycogène nous a toujours paru uniformé- L ment réparti.
‘ Il se localise toutefois plus abondamment sous le péri- É toine périhépatique et s’y maintient là encore bien ; qu'ayant disparu de tout le reste du foie. .
Nous avons examiné comparativement les divers lobes de 6 chiens et de 6 lapins et n'avons pas noté entre eux
(4) Bocx et Horrmans. Ueber das microch. Verhalten der Leberzellen. T üch. Archiv., 4872, t. LVI, p. 201.
(2) Risangar: Dumas. Glycogène du foie dans quelques anémies expérimentalés. Bull. de la Soc. de Biol., 1903, p. 856.
(3) Nons devons ces préparations de foie humain à l’aimable obligeance de notre camarade, le Dr P. Lereboullet.
(4) BrauLr. Les réserves glycogéniques du foie dans là cirrhose. Presse méd., 1901, 29 mai, p. 249.
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de différence appréciable, chez le même animal, pour la teneur en glycogène.
Les vaisseaux du foie sont eux aussi fréquemment pourvus de glycogène. Celui-ci offre là une teinte acajou quelquefois plus marquée que dans les cellules hépatiques. Il peut même y persister à l'exclusion du reste du parenchyme. Les grains sont réunis en amas plus ou moins allongés, localisés sans doute dans les muscles lisses de la paroi. Il se montre surtout abondant et fréquent dans les veines centrolobulaires. Les coupes longitudinales de celles-ci sont traversées quelquefois par des lambeaux remplis de grains acajou détachés de la paroi veineuse. Les artères hépatiques et les veines portes peuvent en être chargées elles aussi. Parfois nous en avons noté dans les canaux biliaires. Bien souvent, il est vrai, l'épaisseur de la gomme iodée ne permettait pas de déterminer à quel élément du paquet vasculaire appartenait le glycogène.
Dans un ou deux cas seulement, celui-ci était situé loin des vaisseaux, dans le tissu cellulaire de l’espace porte, inclus sans doute dans des leucocytes.
Les globules blancs intravasculaires et intracapillaires peuvent présenter des granulations iodophiles. Il en était ainsi, en particulier, dans deux cas où le tissu hépatique ne contenait que peu ou pas de glycogène.
Chez les animaux inanitiés les grains glycogéniques de la cellule hépatique, lorsqu'ils subsistent encore, nous ont parn ordinairement d’une teinte acajou moins accusée
qu'à l’état normal. Conformément à la règle classique,
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tous nos lapins, sauf un ({lap. 2), après un jeûne n’excédant pas 7 jours en offraient encore plus ou moins. Trois de nos chiens sur six (ch. #, 5, 6), au contraire, n’en avaient plus trace ; un 4° (ch. 3) présentait seulement sous le péritoine une étroite bande très faiblement glycogénée. À ce point de vue nos constatations ne concordent pas avec la notion courante d’après laquelle le foie du chien se dégarnirait de son glycogène beaucoup plus lentement que celui du lapin.
$ I. — Le glycogène hépatique suivant le moment de l’ingestion alimentaire (1).
Nous avons fait subir à des lapins, pour débarrasser autant que possible leur foie du glycogène qu'il contient, un jeûne absolu de 2 à 4 jours; prolongée plus longtemps, cette période d’inanition préalable n’eût pas permis à nos animaux d'attendre la fin de l'expérience. Des lapins témoins du même âge placés dans les mêmes conditions de jeûne leur ont d’ailleurs été comparés.
Les lapins, ainsi préparés, ont ingéré une certaine quantité de sirop de saccharose ; puis ils ont été sacrifiés à divers moments de la digestion.
Le lapin tué à la première heure (lap. 22) n'offre pas plus de glycogène que le lapin témoin (lap. 3). Quelques cellules seulement autour de la veine centro-lobulaire ont une teinte brun acajou.
Celui de la 2° heure (lap. 23), au contraire, en pré-
(4) Gizserr et Jomr. Note sur la teneur du foie en glycogène suivant le moment de l'ingestion alimentaire. Bull. de la Soc. de Biol., 14 janv. 1905.
ue
sente nettement plus, sans que toutes ses cellules en soient néanmoins pourvues.
Puis, à compter de la 3° heure (lap. 24). tout le lobule est brun foncé.
La même extension du glycogène se note sur les lapins tués 5 heures {lap. 25), 7 heures (lap. 26), 8 heures (lap. 27, 28) et 9 h. 1/2 (lap. 29) après l'ingestion.
Tous les animaux précédents avaient absorbé par kilog. au plus 23 gr., et au moins 4 gr. de saccharose.
Un lapin tué 8 heures 1/2 après l’ingestion de 3 gr. de sucre par kilogr. (lap. 30) offre un fléchissement très net dans la quantité de glycogène de la périphérie du lobule, tantlis que chez le lapin sacrifié 8 heures après l'absorption de 4 gr. de sucre par kilog. (lap. 27), le lobule est au contraire uniformément rempli.
Deux derniers animaux sont sacrifiés 24 heures après avoir pris # gr. (lap. 31) et 2 gr. (lap. 32) de sucre par kilogr. Leur foie présente moins de glycogène que celui du lapin témoin du début de l'expérience (lap. 33).
Nous avons examiné des morceaux de quatre lobes hépatiques différents chez six de nos animaux; nous n'avons pu noter de différence histologique entre eux pour la leneur en glycogène tant au moment où le foie commence à se charger de cette substance qu'à celui où il s’en dégarnit (1).
(1) Déjà nous n'avions noté aucune différence appréciable dans la teneur en graisse (p. 35) et en glycogène (p. 49) dessix lobes du foie de six chiens sacrifiés à des moments variés de la digestion d'aliments mixtes (soupe, viande, graisse, légumes). Le foie se charge donc simultanément dans toute son étendue de graisse comme de glycogène. À ce point de vue nos conclusions diffèrent de celles qui semblent découler des travaux de divers observateurs {SéréGé. Contribution à l'étude de la circulation du sang porte dans le foie
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Dans les cas où tout le lobule n’est pas uniformément brun acajou, cette teinte se localise ou prédomine autour de la veine centrale.
D'après les faits que nous venons d'exposer, le glycogène commence à apparaître dans le foie entre la 1r° et la 2° heure de l'absorption du sucre. C’est là une constatation que Külz, dans ses expériences chimiques sur le même sujet (1), n'avait pu faire, n'ayant tué ses animaux qu’à partir de la 4° heure du repas.
Très rapidement également le glycogène disparaît du foie ; sa quantité diminue déjà 8 heures 1 /2 après l’absor-
. ption de # gr. de sucre par kilog., et 24 heures après
l'ingestion d’une quantité presque identique, il n'existe plus trace du sucre absorbé (2).
Nous obtenons à ce point de vue par l’histochimie des résultats analogues à ceux fournis par les méthodes chimiques ordinaires.
Nous n'avons pu toutefois noter l'heure de la charge glycogénée maxima ; une fois que tout le lobule est garni en effet, seules les différences de teinte pourraient guider dans cette recherche ; or une foule de conditions techni-
ques impossibles à préciser font varier celle-ci. Nous
n'avons pu, par conséquent, vérifier à ce sujet les règles établies par les précédents observateurs.
et des localisations lobaires hépatiques. Journal de méd. de Bordeaux, 1901. Le MÊme. Bull. de la Soc. de Biol., 1902, p. 200 et 300. — Jovaxe. La Pediatria, mars 4903, analyse dans Journ. de méd. de Bordeaux, 1903, n° 32, p. 527). (1) Kuzz, Beiträge zur Lehre von der Glycogenbildung in der Leber. Pfüger’s Archi, 1881, XXIV.
(2) Voir à ce sujet PrAusnirz, Zeülsch. für Biologie, 1889, XXVI, p. #10. — HendeNRAHN Zeitsch. f. Biol., 1890, XXVII, p. 215.
$ III. Le glycogène hépatique suivant les régimes (1).
Nous avons examiné au point de vue du glycogène les foies des chiens soumis à des régimes variés dont nous avons étudié plus haut la graisse hépatique. Ici, pas plus que pour la graisse, le moment de la mort de l’animal, variant entre la 2° et la 8° heure qui suit le dernier repas, ne semble modifier les résultats : la réserve glycogénée du foie, dans les conditions de régime habituelles, se maintient d’un repas sur l’autre sans grande variation apparente. Ê
Nous avons dressé de nos animaux à foie glycogéné une liste par ordre de richesse décroissante.
Les constatations que nous avons faites sont en parfaite harmonie avec les résultats obtenus par les physiologistes au moyen de méthodes différentes dela nôtre.
Les six chiens nourris au lait complet (ch. 9 à 14 inclus) se rangent tous, sauf un {ch. 12), dans la seconde moitié de notre liste.
Il en est de même des deux animaux mis à la crème ! simple du commerce (ch. 15 et 16).
Le chien nourri pendant 6 jours avec une ration journalière moyenne de 90 gr. de beurre délayé dans 1/4 ou 1/2 htre ne lait offre dans son foie très peu de glycogène (ch. 17); 1l prend place dans le dernier quart de hste.
Un autre animal maintenu 12 jours au lait (ch. 18),
+ (1) Gicserr et Jomrer. Sur la teneur du foie en glycogène suivant les | régimes. Bull. de la Soc. de Biologie, 7 janvier 1905,
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avec supplément aux deux derniers repas de 195 gr. de beurre, se range, au contraire, au début du second tiers de celle-ci.
Nous avons nourri trois chiens avec de la lactalbumine (ch. 19, 20, 24). Tous trois ont dans leur lobule une quantité très appréciable de glycogène ; nous les avons classés dans le premier tiers de notre liste. Le sucre de lait resté dans le coagulum albumineux, non toujours parfaitement égoutté, explique sans nul doute cette particularité.
Les trois animaux nourris de viande dégraissée au couteau, indifféremment rôtie ou bouillie (ch. 22, 23, 24), prennent rang en tête de la seconde moitié de notre liste. à
Les sept chiens (ch. 25 à 31 inclus) maintenus au régime mixte des malades, composé de viande bouillie ou rôtie, de soupe grasse ou maigre, de légumes variés (riz, légumes secs, choux) présentent un foie riche en
bé délit ies à. ot. cie. ds. 4, Ms pus, à
. glycogène ; nous les avons classés tous, sauf un, dans notre première moitié de liste.
| Les deux chiens nourris de soupe maigre et de légumes (ch. 32, 33), additionnés pour l’un (ch. 32) de 60 à ; 120 cent. cubes de sirop de sucre par jour, se rangent les premiers de tous. Un animal (ch. 34) nourri de pain et de légumes sans graisse ni sucre vient le 8° de la liste, bien qu'ayant maigri de 1,300 gr.
En résumé, les régimes riches en graisse (lait, crème, beurre)ne s’accompagnent au niveau du foie que d'une faible
quantité de glycogène. Or, MM. Bouchard et Desgrez (1)
(1) Boucnarp et Descrez. Transformation de la graisse en glycogène dans l'organisme. Journal de Physiologie et de Pathologie gén., 1900, p. 237.
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ont prouvé que le foie ne fait pas de glycogène avec la graisse neutre. ;
Les régimes où dominent les albuminoïdes produisent dans le foie une quantité moyenne de glycogène, bien inférieure néanmoins à celle produite par le régime des légumes et du pain avec ou sans sucre. Seegen, cité par. M. Roger (1), l'avait constaté par l'analyse chimique.
Ce dernier auteur ajoute qu'un régime mixte constitue une des meilleures conditions pour l’accumulation dans le foie du glycogène. Nous avons exposé plus haut des constatations tout à fait en harmonie avec cette proposition.
Dans nos dernières expériences nous avons obtenu des résultats bien plus constants pour le glycogène que pour la graisse; en particulier, dans le régime du lait, les écarts entre la richesse adipeuse des divers animaux étaient considérables, tandis qu’au point de vue du glycogène ceux-c1 restent tout à fait comparables les uns aux autres.
Il semble donc que le glycogène du foie soit en connexion plus immédiate que la graisse avecl'alimentation. Le glycogène, il est vrai, constitue une réserve destinée aux dépenses immédiates de l’économie; il disparaît aussi rapidement qu'il se régénère, nous l'avons vu plus haut. La graisse, au contraire, est une réserve de fond ; c’est la forme sous laquelle les recettes excédentes s'accumulent quand les réserves du glycogène ont été complétées (2).
(4) Rocer. Physiologie normale et pathologique de la cellule hépatique- Paris, collection Léauté, Gauthier-Villars et Masson.
(2) D'après cette règle, résultant des travaux de CI. Bernard, Chauveau, Voït ét Lehmann, Bleibtreu, il semblerait que, seuls, les foies très riches en
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