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tous les chiens observés ; une fois sur 43 animaux les grains d'acide osmique réduit étaient plus gros et plus confluents contre l’espace porte ; mais le reste du lobule en était néanmoins pourvu. Chez le lapin, au contraire, dans la majorité des cas, la graisse prédomine ou se trouve exclusivement à la périphérie du lobule {1}. Nous n'avons pu, d'après nos propres expériences, préciser le déterminisme de ce phénomène ; des animaux placés dans des conditions identiques présentent indifféremment l’un ou l’autre mode de répartition.
Graisse des capillaires sanguins. — Une localisation non encore signalée de la graisse hépatique à l’intérieur des capillaires sanguins du foie sous forme d’énormes blocs coalescents mérite une description détaillée. Elle était de la plus grande netteté chez 5 de nos chiens (ch. 5, 8, 10, 12, 17). Aucun des 23 lapins observés n'offrait, au contraire, cette particularité.
Le plus souvent, sans doute à cause du peu de rapidité de pénétration du hiquide fixateur de Flemming, les préparations présentaient une zone périphérique très bien fixée, avec cellules larges juxtaposées les unes aux autres sans presque aucun intervalle, et une zone centrale, au contraire, dont les travées, revenues sur elles-mêmes et fort distinctes, laissaient entre elles un large espace.
En cette zone centrale on remarque, entre les travées intactes, de gros blocs d’un noir franc avec, quelquefois, en leur centre, une aréole claire plus ou moins étendue.
(4) Narran-Larrier (La graisse, le glycogène et l'activité cellulaire du foie
du nouveau-né. Bull. de la Soc. de Biologie, 1903, p. 835) avait signalé cette localisation graisseuse sur le foie du cobaye nouveau-né.
Ces blocs présentent des contours réguliers ou, le plus souvent, déchiquetés. Leur forme est circulaire ou ovoïde. Ils sont absolument nus ; aucun reliquat de cellule ne les entoure intimement ; aucun noyau n'est appliqué contre eux. Nous avons pu les comparer aux blocs de dégénérescence cellulaire d’un foie pathologique fixé dans des condilions identiques ; nous les avons distingués facilement par leur forme moins particulièrement arrondie, par leur situation intertrabéculaire, par cette absence totale de protoplasma refoulé à leur périphérie. En quelques endroits de la préparation ils se montrent entourés, à distance, par une ligne délicate souvent ‘renflée en un point par un petit noyau aplati; cette ligne répond à la coupe d’un capillaire dont la paroi s’est dissociée des cellules hépatiques voisines pendant les manipulations des coupes (1). En d’autres points, les blocs empiètent de part et d'autre légèrement sur les travées voisines et les recouvrent par leurs bords. Cet aspect s'explique aisément : dans la zone que nous étudions, en effet, l'acide osmique n’a agi que tardivement; la graisse a eu le temps avant d’être fixée par lui de se ramasser en boules sphériques dont le diamètre devient par le fait même plus grand que la largeur du boyau capillaire qui la contenait sur le vif; plus légère d'autre part que le tissu du foie, elle s’est placée sur un plan supérieur à celui qu'occupent les travées et a pu ainsi les recouvrir. On peut penser également que les boules graisseuses, en se ramassant sur elles-mêmes, se sont imprimées latéralement sur les travées hépatiques voisines et qu'elles semblent ainsi empiéter sur elles.
(1) Voir à ce sujet Renaur, Loc. cit., t. II, p. 1450,
Dans la zone périphérique de la préparation, parfaitement fixée, les masses graisseuses, pressées entre les
cellules hépatiques, affectent des formes de demi-cercle, de trapèze, de polygone irrégulier, de boyau allongé; on
les voit s’effiler entre deux travées qui convergent ou bien se réunir deux à deux en une sorte de V. Ces divers aspects répondent bien à des coupes diversement orientées de capillaires bourrés de graisse.
Aucun reliquat de cellule ne borde les blocs graisseux ; mais fréquemment de petits grains disposés en chapelet les entourent ; ces grains appartiennent vraisemblablement à la paroi du capillaire et de fait quelquefois on peut les y localiser nettement.
Les dimensions des blocs varient suivant les cas : leur plus grand diamètre peut atteindre 100 & et plus, ou au contraire ne pas dépasser 20 #. Ils peuvent s’apercevoir à l'œil nu en un fin piqueté lorsque la préparation est placée sur ur fond blanc et le moindre grossissement à la loupe permet alors de les dénombrer. A côté d’eux les cellules hépatiques, nullement affaissées, gardent leurs dimensions normales, 40 # sur 20 &# par exemple. Leur : noyau est reporté du côté correspondant à la graisse; chez le chien d’ailleurs les noyaux des cellules hépatiques
sont toujours situés presque au contact du capillaire