‹ Contribution à l'étude du foie digestifChapitre 8 sur 81 · EM · texte numérisé non relu

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graisse cellulaire hépatique autour des capillicules biliatres.

Avant nous Lereboullet (1), étudiant l'engraissement des oies, avait signalé l'apparition de la graisse d’abord. au milieu de la cellule. M. Carnot et Mlle Deflandre (2) avaient noté sa situation axiale suivant le trajet du capillicule biliaire sur plusieurs foies de chiens nourris au lait ; mais ils ne décrivent pas la localisation possible de la graisse le long des bords de la cellule. M. Soulié (3), de son côté, croit la graisse plus particulièrement locahisée-vers la périphérie cellulaire.

La loi qui se dégage des faits que nous avons étudiés met fin au désaccord apparent de ces observateurs.

Il nous faut expliquer maintenant la raison d’être physiologique de la localisation décrite. Un rapprochement s'impose, semble-t-1l, avec la présence fréquente de granulations graisseuses dans l'épithélium des voies biliaires. Rosemberg (4) les avait signalées dans la vésicule après un repas riche en graisse. MM. Gilbert el Carnot (5) les avaient notées au cas d'injection de graisse par la veine porte. Nous-même avons constaté la présence de grains noirs dans l’épithélium des conduits biliaires de différentes grosseurs chez 10 de nos chiens, dont deux avaient été inanitiés et dont les autres étaient soumis à un régime plus ou moins riche en graisse. ,

(4) A. LeresouLrer. Mémoire à l'Académie de médecine, 1853.

(2) In DerLanDre. Loc. cit., p. 98 et s.

(3) Soucré. In Traité d'anatomie humaine, Poirier et Cuarpy, t. IV, p. 734. (4) Rosewserc. Virchow’s Archiv, p. 176, Bd., 124.

(5) Grcsgrr et Carnor. Loc. cil., p. 128 à 134.

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Il semble dès lors logique de penser que la graisse de la bile provient non pas seulement d’une élimination au niveau des canaux biliaires, mais encore et surtout au niveau des capillicules intra-lobulaires (1).

Nous avons cherché à vérifier sur toutes nos préparations la notion classique (2) du siège des granulations graisseuses sur les filaments du réseau protoplasmique de la cellule ; nos observations à cet égard nous fournissent des données contradictoires. Même lorsque le réseau protoplasmique, bien fixé, étend régulièrement ses mailles délicates sur toute l’aire de la cellule, tantôt la granulation graisseuse se projette nettement sur un filament, tantôt, au contraire, elle ne s’y localise pas avec évidence. Fréquemment, par vice de fixation sans nu] doute, le réseau est moins délicat, les filaments s’agglomèrent les uns aux autres en travées plus larges, la granulation graisseuse peut se projeter sur cette travée, mais 1l n’y a là rien qui indique la place réelle qu'elle occupait par rapport au réseau bien développé. Souvent aussi les grains de graisse sont entourés d’une auréoie claire. Dans bien des cas, enfin, l'aspect de la cellule, nullement réticulée, ne nous a pas permis un examen

utile.

La répartition de la graisse de la cellule hépatique sur les divers points du lobule était uniforme chez presque

(1) Gicserr et Jomter. Sur la localisation de la graisse dans les cellules hépatiques. Bull. de la Soc. de biologie, 19 nov. 1904.

(2) Voir à ce sujet Ranvier. Journal de micrographie, 1885, p. 14; — Rexaur. Traité d'histologie pratique, t. II, p. 1443 ; — Morar et Doxon, t. I, p. 384.

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