‹ Contribution à l'étude du FormolChapitre 17 sur 22 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

M. Pierre, 19 ans, terrassier.

Entre salle Malgaigne le 20 janvier 1896.

Système artériel très athéromateux. A la suite d'un coup sur le pied, escharre occupant le petit doigt et s'éten-

BR

dant jusqu'à l'extrémité postérieure du métatarsien — odeur infecte.

On applique des pansements au formol à 1 pour 200.

Dès le troisième pansement, diminution de l'odeur et élimination du petit doigt. La surface d'élimination se cicatrise bien, mais l’escharre du bord externe du métatarsien envahit peu à peu tous les plans jusqu'à los, qui se nécrose.

La plante du pied commence àiprendre une teinte noirâtre et à se ramollir. On enlève le 5e métatarsien. Deux ou trois jours après, la plaie est en bonne voie de cicatrisation ; mais la gangréne gagne toute la plante, le bord interne etla face supérieure du pied. La nécrose est complète et nécessite l’amputation qui est faite lei24 avril. Le malade quitte l'hôpital le 10 mars.

Outre la suppression de l'odeur, le formol semble ici avoir retardé la marche de la gangrène.

OBSERVAT ON IV

:T...Arraïs, 56 ans.

Entrée à l'hôpital le 10 février 1896.

Hernie ombilicale étranglée sphacelée. Formation d'un anus contre nature.

Le 14 février. Débridement et résection de l’anse

sphacelée.

Autour de l’anse sphacelée la paroi abdominale était rouge, œdématiée, très douloureuse, baignée par un liquide sanieux., qui exhalait une odeur infecte, à ce point

que laimalade dut être isolée.

Brusset 6

AD eus

Pansements au formoi à { pour 200. Au bout de cinq jours. l'odeur avait diminué et on pouvait cesser l'isolement. Le dixième jour, il n'y avait plus d'odeur fétide.

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