INTRODUCTION
Une substance antiseptique peut agir de deux manières qu'il ne faut pas confondre : par une action microbicide, antiseptique proprement dite et dont le résultat est de détruire les microbes existants ; par une action stérilisatrice, aseptique à proprement parler et qui ne permet pas à la génération microbienne de se faire au point où elle a porté.
Il faut donc distinguer lorsque l’on fait l’étude d'un antiseptique :
1° Le pouvoir antiseptique proprement dit mesuré par la grandeur des doses capables de préserver les infusions organiques putrescibles de l’envahissement par les infiniments petits.
2° Le pouvoir bactéricide mesuré par le temps de contact nécessaire pour tuer les germes microbiens, ou, pour mieux dire, pour les empêcher de se développer quand ils sont portés dans un nouveau milieu non additionné d’antiseptique.
Ces deux pouvoirs ne vont pas nécessairement de pair. Au point de vue bactéricide, l’hypochlorite de chaux à 1/100 est l'équivalent du sublimé acide à 1/100. Tous deux tuent à la température ordinaire
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les spores du B. subtilis en quinze minutes. Pourtant, pour empêcher la culture du B. subtilis dans le bouillon, il faut ajouter à celui-ci 1/300 d’hypochlorite, landis qu’avec le sublimé 1/10.000 suffit.
Jusqu'ici, on s’est attaché, surtout en clinique, à rechercher laction antiseptique, microbicide, dont l’agent{par excellence se trouve être le sublimé. On s’est peu préoccupé de l’action stérilisatrice et 1l nous a semblé qu’il y avait de ce côté beaucoup de choses à faire. |
Pendant notre année d’externat dans le service de M. le professeur Le Dentu, nous avons eu l’occasion de voir employer un nouvel antiseptique : le formol, qui semble’appelé à rendre de grands services.
Notre intention est d'indiquer les applications du formol en; chirurgie. Mais auparavant, il nous paraît utile de faire l'étude de ce corps surtout au point de vue toxique, Car, comme nous le verrons, les opinions émises jusqu'ici sur le pouvoir toxique du formol sont très divergentes.
Les expériences que nous avons entreprises sur ce point ont été faites dans le laboratoire de M. le professeur Le Dentu, à l'hôpital Necker.
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