CONCLUSIONS
Le genu recurvatum congénital est done une affection du membre inférieur assez rare, se rencontrant plus souvent dans le sexe féminin,-siégeant des deux côtés où d'un seul, mais dans ce cas, de préférence à gauche. |
L'origine serait probablement due à une cause mécanique, compression intra-utérine ou extra utérine (oligo-amunios, brides amniotiques). Les lésions anatomopathologiques sont caractérisées par une rétraction du muscle quadriceps avec transformation des muscles fléchisseurs de la cuisse en extenseurs, une inflexion diaphyso-épiphysaire de l'extrémité inférieure du fémur avec légère atrophie des condyles fémoraux. Le tibia est presque toujours normal, sauf dans quelques cas où l’on à rencontré une incurvation de l’épiphyse supé- rieure à convexité dirigée en avant. La capsule articulaire et les ligaments sont allongés en arrière et raccourcis en avant. La rotule peut être absente.
Cette affection est essentiellement distincte de Ia lu-
xation congénitale du genou et ceci, eliniquement, expérimentalement et au point de vue anatomo-pathologique. Cependant l'on peut admettre qu’il y a subluxation.
Sa pathogénie serait due à une position anormale du fœtus longtemps prolongée pendant la vie intra-utérine, position dans laquelle le membre plaçé en hyperextension contre le tronc du fœtus, serait maintenu sous l’influence d'une compression extra ou intra-utérine. Tel est l'avis du Professeur Kirmisson, auquel nous nous rallions.
Les quatre symptômes capitaux sont : l’hyperextension de la jambe sur la cuisse, la présence des plis pré- “rotuliens, la saillié postérieure des condyles FéMOrAUx, etile phénomène du ressort.
I y aurait assèz souvent association de malformations telles que pied bot, luxation de la hanche, rotation de. la jambe, tantôt en dehors, tantôt en dedans, genu valgum, luxation des coudes, mains botes, contractures, paralysies, maladies congénitales du crâne, du rachis et du tronc.
Le diagnostic serait surtout à établir avee la paralysie des muscles fléchiss+urs de la cuisse, ét avec la flexion congénitale du tibia en avant de Jalaguier et de Kirmisson.
Le pronostie serait bénin dans les cas de traitement précoce, c'est-à-dire entrepris de la naissance à deux mois et demi. Il serait moins favorable dans les cas traités tardivement, étant donné la nécessité d’avoir recours à des opérations sanglantes dont la guérison est beaucoup plus longue à obtenir.
Dr
Le traitement chez le nouveau-né, chez le jeune enfant jusqu'à deux mois et demi consisterait dans la méthode de redressement méthodique avec massage. Cette méthode, employée par M. le Professeur Froelich dans son service de Chirurgie infantile, consisterait en massage des muscles, des os et des tendons, en mobilisation de l'articulation faite d'une façon progressive, chaque séance de massage et de mobilisation étant suivie d'immobilisation dans un appareil de contention amovible.
Dans les cas tardifs il v aurait lieu d'avoir recours en cas d'échec du premier procédé aux opérations sanglantes : section transversale du quadriceps (Owen) ; ostéoclosie supra-condylienne (Phocas): libération de l’épine tibiale et du tendon rotulien (Wolf); section oblique de la rotule (Perthes): section oblique du tendon rotulien, de la rotule et du tendon du quadriceps (Hübscher, Mayer): arthrodèse du genou.
à EC :
Nancy, le 17 Janvier 1921.
Le PRÉSIDENT DE LA Thèse,
FROELICH ..
L'TE Nancy, le 17 Janvier 1921.
Le Doyen,