‹ Contribution à l'Étude du Genu Recurvatum CongénitalChapitre 8 sur 19 · ROUES · texte numérisé non relu

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ture d’un muscle particulier comme le quadriceps. D'autres auteurs et en particulier Ælorion pensent uxs -ette contracture n'est pas primitive; c'est pour eux une Ccontracture nutritive due au rapprochement prolongé des points d'insertion et à l'absence de mouvements des muscles antagonistes du côté opposé, qui de leur côté n'agissent plus comme fléchisseurs, mais comme extenseurs.

L'arrêt de développement du quadriceps a été également incriminé, car ce muscle présente un certain degré de raccoureissement à a naissance däns le genu recurvatum, Mais la preuve histologique de cette malformation n'ayant pas été faite et l'activité du quadriceps se manifestant rapidement après réduction de la position vicieuse, ne sont pas non plus en faveur du défaut de développement.

Les causes peuvent être d'origine articulaire. D'après Stromeyer et Wolf, le genu recurvatum se produirait à la suite d’une atonie et d'un relâchement de presque toutes les articulations, en particulier de celles de la hanche et du genou, mais on ne rencontre jamais de ces atonies capsulaires, ni de ces laxités ligamentaires dans'le genu recurvatum, mais plutôt dans la luxation congénitale du genou.

Pour Xirmisson, il en serait de la pathogénie du genu recurvatum comme de celle du pied bot et de la luxation congénitale de la hanche. Il serait également partisan de la théorie mécanique. On se rend compte également que le membre inférieur puisse avoir une attitude vicieuse au cours de la vie intra-utérine, qu'il soit relevé contre le tronc et maintenu dans cette position anor-

male par une compression extra où intra-utérine (oligoamnios, étroitesse du capuchon amniotique, bride amniotique, nœud du cordon).

J'est sous l'influence de cette pression lente que s’effectueraient les lésions anatomo-pathôlogiques que nous avons rencontrées, modification des ligaments, obliquité de la ligne diaphyso-épiphysaire, rétraction du quadriceps. C’est à cette dernière théorie que nous nous rattachons.

Symplomatologie

Les symptômes peuvent se classer en signes physiques et fonctionnels.

1°, Signes physiques.

Le premier symptôme est l’hyperextension de la: jambe sur la cuisse. Certains auteurs l'ont qualifiée de flexion dans le sens de l'extension ou mieux encore de renversement de la jambe en avant (Lannelongue).

On dirait que les museles extenseurs sont devenus fléchisseurs et que la jambe se fléchit sur la cuisse à l'instar de l’avant-bras se fléchissant sur le bras. Le mouvement d'extension peut aller jusqu'à mettre la jambe à angle droit sur la cuisse. La jambe fait donc avec la cuisse un angle ouvert en avant, saillant en arrière. Le sommet de l'angle répond, en avant, à la rotule et en arrière aux condvles fémoraux. Pour mesurer cet angle et en même temps se rendre compte dans la suite des progrès suivis par la déformation, on peut mesurer la hauteur de la corde qui sous-tend l'arc, ou bien se servir d'un compas gradué qui donne-

MES OrUES

ra la mesure de l'angle en degrés. D'après les diverses observations parues jusqu'alors on voit que la grandeur de cet angle varie depuis 170° jusqu'à un angle très aigu, la face antérieure du tibia venant toucher la face antérieure de Ja cuisse; dans certains cas même. les orteils peuvent veni ‘au contact de la face, de l’abdomen où même de la région inguinale. |

Wutzer signale qu'une distraction favorite de son petit malade était de se sucer les orteils. Hilton signale un enfant qui avait coutume de s'endormir dans cette position.

On constate également au niveau du genou /4 présence de plis cutanés. prérotuliens qui sont comblés souvent par le vernix caseosa chez le nouveau-né et par de la matière sébaçée chez l'enfant. Ces plis cutanés peuvent être au nombre de deux, trois et même jusqu'à quatre; ils sont sus et sous-rotuliens et encadrent la rotule, ce sont en somme des plis de flexion et non des. cicatrices. Leur constance est à signaler, car on les retrouve dans presque toutes les observations: ainsi ils sont signalés dans nos observations I, [Tet V. Leur direction est transversale, mais cependant légèrement oblique en haut et en dehors. Leur longueur varie et on en signale de grands et de petits. Leur profondeur dépend du degré d'extension de la jambe sur la cuisse. La peau a conservé à leur niveau ses caractères normaux de coloration et de consistance. La production de ces plis est toute mécanique et résulte de la surabondance de la peau en avant, qui, par suite de la flexion, se plisse.

À la palpation de la face antérieure du genou, on

sent un bourrelet graisseux à la face profonde duquel on délimite la rotule légèrement atrophiée le plus souvent; dans certains cas, elle est absente,

A noter comme autre signe important, /a saillie osseuse des condyles fémoraur en arrière, que lon peut percevoir à la palpation dans le triangle supérieur de la région poplitée, saillie située sous la peau, très dure et osseuse, Entre ces deux saillies, et protégées par elles, se trouve logé le paquet vaseulo-nerveux.

Enfin, il n'existe pas de saillie du plateau tibial en avant, les muscles ne sont pas paralvsés et il n'y à pas d'épanchement articulaire.

20, Les signes fonctionnels sont les suivants et nous sont fournis par l'étude des mouvements.

L'enfant abandonné à lui-même ne, fléehit jamais la jambe: par contre, sous l'influence de eris et d’agitation, l'hyperextension peut: s'accentuer légérement. La flexion provoquée est possible, mais dans tous les cas assez limitée, et celà, par des obstacles ligamentaires et musculaires, La jambe étant fléchie au maximum, si on la relâche brusquement, revient fout d'un coup à sa position vicieuse, comme si elle était mue paf un ressort. Ce phénomène du ressort est dû à Ja tension des ligaments latéraux et à la contracture du muscle quadriceps qui ramène toujours la jambe en hyperextension. |

En résumé :

1°. L'hyperertension de la jambe sur la cuisse,

20, Les plis prérotuliens,

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