‹ Contribution à l'étude du liber des AngiospermesChapitre 11 sur 33 · E. RÉPARTITION GÉNÉRALE DU LIBER · texte numérisé non relu

E. RÉPARTITION GÉNÉRALE DU LIBER

La répartition générale du liber a été traitée assez longuement par M. Dippel (1) et par MM. Vesque (2) et Hérail (3), pour qu'il soit inutile de revenir ici sur ce mode de réparti tion. Tout ce que nous aurons l’occasion de dire pour le liber externe s’appliquera au liber interne, quand il en existe un.

Pour ce qui concerne l’arrangement et la disposition des tubes criblés dans le liber, on peut dire qu'il n’existe pas de règle générale chez les Angiospermes.

Presque chez toutes les plantes, les tubes criblés sont disséminés sans ordre apparent dans le parenchyme mou (fig. 1, pl. XXI). Cependant chez certaines plantes dicotylédones, le cambium fournit presque uniquement des tubes criblés assoclés à des cellules-compagnes. Dans ce cas, si les cellulescompagnes sont latérales, on rencontre sur une section longitudinale radiale des séries parfaitement nettes de tubes criblés, comme chez les Conifères. Cette disposition est surtout fort nette chez les divers Impatiens et principalement dans la tige de l’Impatiens japonica (fig. 61, pl. XXIV). Il en est encore de même sur le bord des rayons médullaires dans la tige des Tilia (fig. 53, pl. XXIV).

Chez presque toutes les autres plantes étudiées, nous avons trouvé les tubes criblés disséminés à peu près sans ordre apparent, surtout dans le liber primaire.

Une disposition remarquable se rencontre dans le liber de la tige des Solanées, Crassulacées, Cactées, etc., où les tubes sont dispersés par petits groupes dans un parenchyme libérien très

(1) Dippel, Das Mikroskop.

(2) Vesque, loc. cit.

(3) Hérail, loc. cit.

développé. La figure 68, planche XXIV, concernant le liber de la tige du Datura Stramonium, montre bien cette disposition. On peut reconnaître encore le contour général de la cellule, qui s’est divisée par une ou plusieurs cloisons longitudinales pour donner un tube criblé et une ou plusieurs cellules-compagnes.

Enfin nous ajouterons pour terminer que le liber des racines est presque toujours beaucoup plus riche en parenchyme que le liber des organes aériens (Rubus).

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