‹ Contribution à l'étude du liber des AngiospermesChapitre 14 sur 33 · G. LE LIBER DES FEUILLES · texte numérisé non relu

G. LE LIBER DES FEUILLES

Les principales recherches entreprises jusqu’à ce jour sur la structure du liber n’envisagent guère que le liber des tiges, des rhizomes et des racines. Le liber des feuilles à généralement été écarté de ces recherches. La difficulté devient d’ailleurs plus grande, car les tubes criblés des feuilles sont généralement beaucoup plus petits que ceux de la tige ou des racines. Cependant la bibliographie botanique possède sur ce sujet un travail entrepris par M. Alfred Fischer (1) et qui porte sur un ensemble d’environ soixante plantes. L'auteur s’est principalement proposé de fixer nos connaissances sur le mode de terminaison des faisceaux libériens dans les feuilles. Il a trouvé que dans les nervures des feuilles, le diamètre des cellules-compagnes diminue en même temps que celui des tubes criblés, mais que ce décroissement est plus rapide pour les tubes criblés que pour les cellules-compagnes. Nous avons constaté, comme M. Fischer, que les éléments accompagnant les tubes criblés dans les fines nervures des feuilles sont plus développés que les tubes; mais nous ne saurions affirmer que ce sont des cellules-compagnes, car il faudrait pour cela suivre le développement. M. Fischer ne dit pas avoir étudié le cloisonnement des éléments générateurs des tubes criblés ; nous ne saurions donc actueillir les faits qu’il avance qu’avec une certaine réserve.

Les observations que nous avons à sigualer sont peu nombreuses, car le liber des feuilles nous a paru d’une désolante

(1) Fischer, loc. cit.

monotonie. Ces faits peuvent être résumés de la façon suivante :

1° Quelle que soit la forme des tubes criblés dans la tige et dans la racine, ceux des feuilles (limbe et pétiole), appartiennent toujours au type de la Courge (fig. 55, pl. XXIV).

Nous avons constaté ce fait dans toutes les plantes étudiées (voy. Russow, p. 205) et particulièrement chez les Vires, Tilia et les diverses Amentacées. Même dans les cas de complication extrême des tubes criblés (Quercus), on trouve toujours dans les feuilles des cloisons terminales à un seul crible, transversales ou du moins peu inclinées. Les cloisons présentent déjà ce caractère dans les traces foliaires et la conservent dans toute la longueur de l’organe (Vigne) ;

% Le liber des feuilles est toujours plus développé par rapport au bois que celui des tiges, et celui-ci plus que celui des racines ;

3° Relativement à l’extension des faisceaux libériens, les tubes criblés sont en plus graud nombre que dans les autres organes de la plante ; |

4 L'inégalité des cloisons séparant les tubes criblés des cellules-compagnes est surtout manifeste dans le liber des feuilles (Quercus) ; |

o° Il se développe des plaques calleuses à l'automne sur les cribles des feuilles et ce cal persiste dans les feuilles tombées ; ce fait tend à démontrer que le cal ne peut être considéré comme une substance de réserve.

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