CONCLUSIONS
Nous pouvons résumer dans les propositions suivantes les résultats des recherches consignées dans ce mémoire (1) : = 4° Le liber des Angiospermes comprend deux catégories d'éléments : les é/éments essentiels (tubes criblés et cellulescompagnes) ; les éléments accessoires (parenchyme libérien, cellules scléreuses et fibres libériennes);
2° Les fibres entourées par du liber possèdent presque toujours des caractères histologiques et micro-chimiques différents de ceux des fibres extérieures au liber ;
3° Le parenchyme libérien est souvent formé de cellules allongées (fibreuses), simples ou cloisonnées transversalement ;
4 Les canaux sécréteurs du liber ne confinent jamais aux tubes cribles ;
9° Les tubes criblés des Angiospermes sont disséminés irrégulièrement dans le hiber primaire ; souvent en séries radiales dans le liber secondaire et en îlots formés par le cloisonnement longitudinal plusieurs fois répété de certaines cellules, chez les Lobéliacées, Crassulacées, Solanées, etc. ;
6° Il existe deux types distincts de tubes criblés : le type Courge et le type Vigne, mais il n’est pas rare de trouver dans une même plante tous les intermédiaires entre ces deux types ;
7e Les éléments séparés des tubes criblés par des cloisons tangentielles (Aristolochia Sipho) doivent être considérés comme des cellules-compagnes, au même titre que ceux qui en sont détachés par un cloisonnement radial ou oblique ;
8° Dans le liber secondaire, les cellules-compagnes sont sauvent situées entre les tubes criblés d'une part et le parole libérien ou les rayons médullaires d'autre part ;
9° Chaque cellule-compagne peut se diviser par des pre
(1) Les conclusions nouvelles sont en italique; les autres ne sont que l’extension ou la confirmation des résultats déjà acquis.
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sons transversales seulement ou bien à la fois par des cloisons transversales et des cloisons longitudinales ;
40° Outre les cribles situés sur leurs cloisons terminales, les tubes peuvent en posséder d’autres, habituellement plus petits, sur leurs cloisons longitudinales ;
11° Les faisceaux libériens peuvent être réunis transversalement par des séries de cellules criblées, développées dans les rayons médullaires ; |
19° Dans le liber des feuilles, les tubes appartiennent toujours au type de la Courge, quelle que soit la forme des tubes de la tige.
Dans le liber primaire des tiges, il en est de même ;
13° Dans les racines, ils ont la même forme que dans la tige ;
14 La cloison destinée à devenir un crible n’est pas tout d’abord homogène; la cellulose ne se développe que suivant des bandes entre-croisées circonscrivant des mailles ; celles-ci, plus perméables que la cellulose, pourront se transformer en poncluations ;
15° Les cribles du liber primaire (Vigne et Tilleul) apparhennent au type de la Courge; peu à peu ces cloisons s'étendent et le crible simple se fragmente en plusieurs cribles pour donner une plage criblée;
16° Le cal est dù au développement exagéré de la mince couche de la membrane qui recouvre les filaments de cellulose ;
17 Les réactions du cal sont à peu près identiques chez toutes Les plantes ; il présente habituellement des stries correspondant aux ponctuations des cribles ;
18° L’accumulation de substances albuminoïdes contre les cribles n’existe pas dans les matériaux frais ; elle est une conséquence du mode opératoire ;
19° Le noyau des tubes criblés disparaît habituellement de bonne heure comme corps figuré ; mais on peut encore parfois le retrouver dans le protoplasme pariétal des tubes en activilé ;
20° Le contenu d’un tube criblé arrivé à la période d’acti-
ÉTUDE DU LIBER DES ANGIOSPERMES. 321 vité se compose d’une mince couche de protoplasme pariétal se continuant au niveau des cribles et d’une grande vacuole centrale contexaré de l'eau avec des substances albuminoïdes en dissolution ;
21° Le protoplasme des tubes en activité est vivant ; les tubes ne sont pas des éléments morts ; 22° Les tubes à la période d'activité fonctionnelle ne con-
duisent guère que des substances albuminoïdes ; nous n'avons
Jamais observé le passage direct des grains d’amidon, mais nous avons souvent reconnu l'impossibilité de ce passage ;
23° Les cellules-compagnes ont un contenu très riche er matières albuminoïdes ; elles sont toujours dépourvues d’amidon ; leur noyau est très allongé dans le liber des Monocotylédones ;
24° Les mouvements propres du protoplasme des tubes en pleine activité doivent entrer en ligne de compte pour l'explication des phénomènes de transport ;
25° Le sens de ce transport ne peut être déterminé que dans certains cas particuliers ; dans une frès jeune pousse souterraine (Rubus), il est ascendant ; il est habituellement descendant dans le liber d’une tige adulte ;
26° La durée de l'activité des tubes eriblés est très variable (une saison à dix ans et même plus);
27° L'apparition du cal ne coïncide pas nécessairement avec le commencement de l’hiver ;
28° Dansle cas d’une activité de plusieurs années, les cribles peuvent développer un cal en automne et le perdre au printemps (Vigne) ou bien rester indépendants de la marche des saisons (Tilleul) ;
29 Des germinations de Courge maintenues à l'obscurité ont développé dans le liber de la tige hypocotylée des cals volumineux, tandis que des-germinations semblables obtenues en
pleine lurière avaient leurs cribles perforés.
7e série, Bor. T. X (Cahier n° 6). er