‹ Contribution à l'étude du liber des AngiospermesChapitre 9 sur 33 · C: CRIBLES SUR LES PAROIS LONGITUDINALES DES TUBES · texte numérisé non relu

C: CRIBLES SUR LES PAROIS LONGITUDINALES DES TUBES

Beaucoup de tubes criblés présentent des cribles non seulement sur leurs parois terminales, mais encore sur leurs parois longitudinales. Ce fait se présente très souvent entre les tubes criblés et les cellules-compagnes ou même certaines cellules du parenchyme libérien ; c’est ce que montre la figure 61, planche XXIV, pour un tube criblé de Rubus idæus. L'action des chlorures iodés fait apparaître des îlots formés de bandes entre-croisées, entre lesquelles on voit des mailles très claires d’une grande finesse. De face il est souvent difficile de décider si ces mailles claires correspondent à des ponctuations; si la section passe par un de ces ilots (fig. 15 et 30, pl. XXII), on voit que la membrane est beaucoup plus mince et qu’elle est traversée de part en part par des bouchons calleux. Chez le Cucurbita maxima et le Cucurbita melanosperma, je ne crois pas qu'il existe de véritables perforations, mais seulement des mailles d’une substance spéciale interposée entre les filaments entrecroisés de cellulose.

Les îlots semblables répandus à profusion sur les parois longitudinales des cellules appartenant au parenchyme libérien des mêmes plantes présentent absolument les mêmes caractères que ceux des tubes criblés; mais, comme le contenu

de ces éléments est beaucoup moins riche en substances albuminoïdes, les réactifs iodés ne colorent pas la substance des mailles en jaune; ils les laissent presque incolores.

Chez le Cucurbita melanosperma, ces cribles situés sur les parois longitudinales radiales affectent une forme ovale (fig. 31, pl. XXID); au contraire ceux du Cucurbita maxima sont plus ou moins cunéiformes, avec des bandes transversales qui divisent quelques-uns d’entre eux en deux cribles séparés (fig. 32, pl. XXIT). Cette division, qui se produit très probablement par suite de l’accroissement longitudinal des tubes, constitue un phénomène tout à fait identique à la transformation progressive des cribles simples en plages criblées.

L'existence des cribles latéraux n’est pas un caractère spécial aux plantes que nous avons citées plus haut; on rencontre des formations de cette nature chez la plupart des Dicotylédones (Vigne). De plus 1l existe aussi des cribles latéraux chez les Monocotylédones; le rhizome du Phragmites communis nous en a fourni en particulier des exemples très nets; mais ici les cribles latéraux sont beaucoup moins rapprochés et moins nombreux que chez les Cucurbita.

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