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CHAPITRE II

Symptomatologie

Cette partie de l'étude du lipome varie légèrement, suivan qu'on a affaire à un lipome superficiel ou à un lipome profond.

Le lipome superficiel se présente sous la forme d’une tumeur circonserite, arrondie el lobulée, mobile sous ia peau quand elle n’est pas pédiculée. La consistance du lipome type est très molle, presque fluctuante. Au chapitre du diagnostic, nous parlerons de la fréquence des erreurs de ce fait.

Certains lipomes en grappe donnent, « en froltant les grains « les uns contre les autres, un bruit perceptible quelquefois « par les oreilles, mais ordinairement mieux sent par le tact ; « c’est la « collision crépitante. » {Richet}. Nous ne l’avons trouvée signalée dans aucune de nos observations. La peau qui recouvre les lipomes s’épaissit un peu ; elle est quelquefois brune et pigmentée, plus souvent de coloration normale. Dans l'Observation LIT, nous la voyons parcourue par des veines avec dilatalions variqueuses, tandis que la jambe et le reste de la cuisse sont indemnes de semblables lésions. Dans les fibrolipomes, la tumeur est souvent raltachée à la peau par de nombreuses et solides travées fibreuses.

Le lipome ne présentant jamais de tissu nerveux dans sa texture, il est tout naturel qu'il soit indolore. Néanmoins, on

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en à vu de douloureux. Le D' Boiffin, dans le Progrès médical, et Tulasne, dans sa thèse, eitent deux cas où la douleur était considérable. Ils expliquent cette anomalie par une sensibilité toute spéciale et non contestable de la région où siégeaient ces tumeurs (région épigastrique). La malade qui fait le sujet de l’Observation IX éprouva des fourmillements, des élancements ; onfne saurait guère les expliquer d’une façon analogue. Ce cas serait donc une exceplion, si nous n’avions remarqué que Ja malade est très nerveuse et se préoccupe beaucoup de sa tumeur.

Le plus souvent le lipome ne devient douloureux que lorsqu'il s'enflamme, el alors ce n’est pas lant dans la tumeur que siège la deuleur que dans les tissus avoisinants : tel fut le cas de l'allemand de l’'Observation V. Une autre manière pour les lhipomes de devenir douloureux, c'est la compression d’un nerf; mais ces tumeurs sont généralement si molles, elles se laissent si facilement déprimer, que ces cas doivent être très

“rares. Nous n’en avons pas trouvé d'exemple. Mais si nous n'avons pas vu la simple compression d’un nerf par un lipome amener un état pathologique de cenerf, Observation VITEnous montre un cas très rare de lipome adhérent au nerf sciatique et paraissant être la cause d’une névralgie.

En résumé, le plus souvent, les symptômes accusés par les malades sont nuls. Ils ne consistent qu’en de la gène quand le néoplasme devient volumineux.

Du lipome profond nous ne dirons pas grand chose de très parliculier. Les caractères objectifs précédemment énumérés sont plus difficiles à constater. ‘Il est souvent impossible de dire à quelle tumeur on a affaire et même si c’est une tumeur que l’on a sous les yeux. Ce diagnostic, nous le verrons, est particulièrement intéressant à discuter dans les cas de lipomes de la cuisse. Le lipome profond. est souvent diffus ; la gêne qu'il occasionne est précoce.

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