HISTORIQUE
Tout au début, à l’origine de la Médecine, le mot lupus s'est appliqué à toute affection de la peau ayant une tendance envahissante, destruclive à marche lente et progressive. Les auteurs englobaient sous celte dénomination des affections fort dissemblables cliniquement.
Aucune tentative de classification n'existait. Le seul caractère commun, constituant l'unité apparente entre les lésions d'étiologie hétéroclite, était la tendance rongeante et progressivement extensive sur les tissus voisins.
L'ensembie de ces lésions semble assez bien cadrer avec ce que l’on a appelé « lherpès esthiomenas (LEN- GLET):
en fut ainsi d'Hippocrate à la fin du xvi siècle.
L'étude de Wizzram à la fin du xvin et la communication de TreLATr en 1870 restreignent le cadre noso- ‘ graphique en introduisant dans la conception du lupus la notion de nodule lupique et de grains Jaunes.
Waisciam le premier a étudié les lésions cutanées de la face. Il donne une bonne description du nodule lupique.
Puis des publications apportent de nouvelles pré-
CIsions.
Le travail de synthèse et de classification se poursuit cependant encore irrégulièrement, c’est ainsi que Bazin fait rentrer dans ce groupe de nombreuses affections différentes, et qu’à cette époque l’on confond encore sous ce vocable des lésions de nature hédérosyphilitique.
En 1870, TréLarT dans sa remarquable communication à la Faculté de Médecine signale la haute valeur diagnostique des points jaunes. Quelques années plus tard, il reconnaît et prouve le premier Porigine tuberculeuse des ulcérations buccales chez le phtisique.
Une troisième étape, celle-ci capitale, tant dans l'étude de la tuberculose en général et dans celle du lupus en particulier, est marquée par la découverte de Kocu, en 1884 ; d’où, dans les années qui suivent l'individualisation définitive du lupus tuberculeux.
Dès lors se précise le sens des recherches : l’on arrive à considérer le lupus comme un processus tuberculeux. à caractères bien définis.
Le lupus cutané fut le premier étudié, anatomiquement du moins, car les descriptions cliniques antérieures étaient sur ce point à peu près complètes. Ce n'est que plus tard que le lupus des muqueuses conquit sa place dans la nosographie. Fe
Ce fut d’abord le lupus des muqueuses par propagation d’un lupus cutané que l’on s’attacha à -mdividualiser. Vint ensuite l’étude du lupus des fosses nasales, de la cavité buccale, de la voûte, du voile, du pharynx. se
Enfin, paraissent des publications sur le lupus pri-