‹ Contribution à l'étude du lupus primitif des gencivesChapitre 35 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sans ètre très réquent, le lupus primitif de la gencive, est une localisation moins rare qu'on ne le croît généralement, car étant doné son indolence, un certain nombre de cas doivent passer inaperçus. Depuis que l'attention a été attirée sur lui, les observations signalées vont en augmentant de fréquence.

Ce sont des sujets du sexe féminin avec prédilection et surtout entre 20 et 30 ans qui sont atteints. Le bacille peut être apporté au niveau de la muqueuse par inoculation d’origine exogène ; mais contrairement à l’opinion classique, le fupus survient surtout chez des tuberculeux et l'apport par voie vasculaire paraît être le plus fréquent. Les rritatons (éruption des dents, extraction, blessure de la muqueuse), jouent un rôle « fixateur » certain des lésions.

Cliniquement, le lupus est caractérisé par une infiltration torpide. La muqueuse gingivale est rouge violacé, granuleuse, muriforme. Il faut distinguer deux évolutions cliniques suivant que le début à lieu en plein tissu gingival ou au niveau des collets des dents. Dans la première éventualité, l’évolution est très lente, sijencieuse, particulièrement indolente. Dans la deuxième, l’évolution est plus rapide, par suite des infections secondaires fréquentes au niveau des al-

véoles : elle est moins torpide du fait du déchausse-

ae

ment des dents, entraînant leur mobilité, et des lésions osseuses parfois coexistantes.

Les lésions sont assez caractéristiques pour permeltre un diagnostic relativement facile. On devra néanmoins toujours le confirmer par un examen biopsique qui montrera des lésions bacillaires plus ou moins typiques. La recherche du B. K. est souvent négative du fait de la rareté habituelle des bacilles au niveau des lésions.

Le pronostic est sérieux localement dans la forme débutant au collet des dents : leur mobilité aboutit “souvent à leur chute et l'atteinte osseuse entraîne des séquestrations plus où moins étendues. Au point de vue général, la tuberculose pulmonaire souvent coexistante et la possibilité d'une généralisation assombrissent encore ce pronostic.

Les {traitements proposés sont multiples : deux nous semblent seulement devoir être retenus. L’exérèse chirurgicale quand elle est possible est efficace, mais le traitement de choix, du moins pour F'instant, est l’ignipuncture et la scarification linéaire auxquelles s'ajoutent avantageusement quelques séances de radiothérapie à faible dose.

Vu : LE Doyen : Vu : Le PRÉSIDENT DE THèsE G. ROUSSY. M. LEMAITRE.

Vu et permis d'imprimer

LE REGTEUR DE L'AGADÉMIE DE PARIS

S.. CHARLETY.

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